samedi 24 août 2019
A VOIR

|

Vidéo – Les méthodes de contraception en Polynésie, encore trop peu connues

Publié le

Publié le 26/09/2018 à 9:01 - Mise à jour le 26/09/2018 à 9:01
Lecture 3 minutes

Le 26 septembre est la journée mondiale de la contraception. Son objectif : informer la population et réduire le nombre de grossesses non désirées dans le monde. En Polynésie française, un peu plus de la moitié des femmes (55%) qui tombent enceintes ne l’auraient pas planifié, et 3% de ces jeunes mamans sont mineures. Pourtant, aujourd’hui, il est simple pour les mineures d’avoir accès à la contraception : les moyens de contraception sont gratuits, et les lieux de prescription sont nombreux.

>>> Lire aussi : Contraception : une semaine pour oser toutes les questions

Le planning familial ouvert depuis 1990 en Polynésie permet aux jeunes de venir de façon discrète. C’est encore le lieu privilégié des premières consultations. Nul besoin d’être accompagnée des parents, les mineures peuvent faire une première demande entièrement gratuite. Les plus jeunes à se rendre au centre de la mère et de l’enfant ont entre 15 et 16 ans. “D’abord, on les rassure : on dit à ces mineures que les consultations restent confidentielles, même s’il reste préférable d’en informer les parents. Nous leur délivrons gratuitement des contraceptifs”  explique le docteur Sabrina Chanteau, médecin de la direction de la Santé au centre de consultations spécialisées en protection maternelle et infantile.

> Une prise en charge à 100%

Préservatifs, pilules, implants cutanés ou encore stérilets, les méthodes de contraception sont nombreuses et prisent en charge à 100 % par la CPS depuis 1997 au fenua. À l’entrée du Centre de la mère et de l’enfant, un stand d’information sur la contraception permet d’y voir plus clair : “Ma fille a 14 ans et elle peut découvrir des choses que moi je ne savais pas à son âge. Les parents étaient plus renfermés que nous maintenant parents aujourd’hui” confie Mylène. “C’est important que l’on soit informés, pour éviter de tomber enceinte trop jeune” rajoute sa fille.

>>> Lire aussi : Les compétences des sage-femmes bientôt élargies en Polynésie

Si aujourd’hui les jeunes sont de mieux en mieux informés, certaines données interpellent. Selon la direction de la Santé : 55% des grossesses suivies dans les structures publiques sont des grossesses non planifiées, 52,5% des femmes demandant une interruption volontaire de grossesse (IVG) déclarent ne pas utiliser correctement la contraction ou faire des oublis et 3,1% de mineures sont enceintes : “L’information n’est pas diffusée comme il faut. Beaucoup de parents n’ont pas la possibilité de parler à leurs enfants, parce qu’ils n’ont pas eux-mêmes reçu cette information-là et ne sont pas donc capables de la transmettre. Il faudrait leur expliquer quoi faire en cas de grossesse. Une IVG ? Cela reste toujours un traumatisme psychologique. Garder l’enfant ? Cela change totalement une vie” explique le docteur Nédim Al Wardi, gynécologue-obstétricien.

Doute, retard de règles, c’est souvent à l’infirmière du lycée que les élèves confient leurs craintes. Au lycée hôtelier de Punaauia qui compte 613 élèves, il y a eu 13 élèves enceintes l’an dernier, dont très peu ont choisi le recours à l’IVG : “On les informe, on les sensibilise sur les différents moyens de contraception accessibles au territoire. Les infirmeries scolaires sont des lieux où il n’y a pas de jugement. Les élèves peuvent parler librement et elles ont donc confiance” témoigne Sandrine Theron, infirmière.

“La contraception, choisis celle qui te va bien”, tel était le slogan de cette journée mondiale de la contraception. Pour toucher un plus large public en Polynésie, le pays modernise son système de prévention : “Les messages diffusés par la direction de la Santé se sont modernisés, ils deviennent visuels, audiovisuels… Alors qu’avant on se contentait d’affiches. Nous espérons que les messages seront de meilleure qualité à l’avenir” déclare Jacques Raynal, ministre de la Santé en Polynésie.
D’ici 2019, un fond de prévention de 135 millions de Fcfp doit permettre de développer de meilleures actions de prévention en Polynésie. Une grossesse non désirée, une interruption, sont préjudiciables à l’entrée dans la vie adulte.

 

Reportage Sophie Guébel

Laissez un commentaire

épidémie de dengue

DOSSIERS DE LA REDACTION

Économie : l’embellie se confirme en Polynésie

Au volet économie, la reprise de l’activité se confirme ! L’IEOM, l’AFD et l’ISPF ont présenté mercredi les comptes économiques rapides 2018 de la Polynésie. Ils révèlent un Produit intérieur brut en progression de 2,5 %. Les principaux moteurs de cette croissance sont la consommation des ménages, les exportations et les investissements. Les détails dans ce dossier :

Le recyclage des déchets numériques en Polynésie

Comment recycler vos déchets électriques et électroniques ? Que deviennent-ils ? Qui finance les collectes ? Autant de questions essentielles pour notre environnement. Depuis le mois de juin, des opérations menées par Fenua Ma ont permis de récolter près de 30 tonnes de déchets auprès des particuliers. Un défi à relever pour la planète, mais qui n’est pas facile à mener.

Animaux errants, divagants… que font les communes pour endiguer le problème ?

Les animaux errants incarnent un souci permanent pour les Tavana à la recherche de solutions. À Bora Bora, une vaste campagne de stérilisation a été lancée en 2016, et cette année, l’île s’est aussi dotée d’un chenil géré par l’association "Bora Bora animara".

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

vidéos populaires

Super Aito : Steeve Teihotaata compte bien conserver son...

Ce samedi sur Tahiti Nui Télévision, vous pourrez suivre en direct le Super aito 2019. Plus de 160 rameurs sont attendus pour la "course V1" de l’année. Parmi eux, le champion en titre Steeve Teihotaata :

Comment lutter contre les “fake news” ?

Si les fausses informations circulaient déjà bien avant l’avènement des réseaux sociaux, depuis leur arrivée, on ne compte plus le nombre d’intox. Véritable fléau, les "fake news" font hélas partie du quotidien des internautes.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV