jeudi 13 mai 2021
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Vaccin Janssen suspendu : Quelles conséquences au fenua ?

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Autorisé il y a un mois au fenua, le vaccin anti-Covid Janssen du laboratoire Johnson & Johnson a été mis en pause mardi par les autorités américaines. La FDA, l’autorité sanitaire américaine, a indiqué dans un communiqué qu’elle enquêtait sur six cas ayant développé des formes rares et graves de caillots sanguins après avoir reçu ce vaccin attendu sur le territoire pour la fin de semaine.

Publié le 14/04/2021 à 15:49 - Mise à jour le 14/04/2021 à 15:49
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Autorisé il y a un mois au fenua, le vaccin anti-Covid Janssen du laboratoire Johnson & Johnson a été mis en pause mardi par les autorités américaines. La FDA, l’autorité sanitaire américaine, a indiqué dans un communiqué qu’elle enquêtait sur six cas ayant développé des formes rares et graves de caillots sanguins après avoir reçu ce vaccin attendu sur le territoire pour la fin de semaine.

Principe de précaution oblige, le laboratoire américain Johnson & Johnson a annoncé retarder le déploiement du vaccin Janssen en Europe. Attendu au fenua à la fin de la semaine pour être inoculé dans les îles, comme l’a annoncé le président Édouard Fritch, le vaccin Janssen a été sélectionné principalement pour ses qualités de conservation moins contraignantes que le vaccin Pfizer. Même si sa dangerosité reste à prouver, cette décision pourrait-elle impacter la campagne de vaccination locale ?

« On comptait sur ce vaccin pour les îles. On l’a bien vu, les conditions de conservation, une seule injection, c’était tout à fait adapté pour aller dans les îles les plus éloignées. Donc pour l’instant je ne sais pas trop comment on va faire face », confie le Dr Henri-Pierre Mallet, épidémiologiste à la direction de la Santé.

Lire aussi : Campagne de vaccination mondiale : le vaccin de Johnson & Johnson mis en pause

Néanmoins, le Pays travaille au quotidien pour maintenir la cadence de vaccination. Il pourrait avoir recours au vaccin Moderna, à la technologie similaire à celle du Pfizer, tout en permettant des conditions de stockage plus souples. Autre avantage d’importance, une seule injection suffit.

« C’est une solution intermédiaire effectivement, reprend le Dr Henri-Pierre Mallet. Il est moins contraignant au niveau de la logistique. Théoriquement, on doit en recevoir aussi. Pour l’instant, on n’a pas de confirmation, mais c’est effectivement dans les tuyaux. On est dépendant de l’approvisionnement d’État qui est à la fois un « cadeau », mais qui est aussi une contrainte parce qu’on ne peut pas s’approvisionner ailleurs. On n’a pas d’autre alternative. »

Pour le moment et selon une source proche du dossier, le plan de vaccination ne devrait souffrir d’aucune modification et reste sur son objectif initial. Car c’est la seule alternative pour une réouverture des frontières aux touristes, le 1er mai prochain.

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