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Un stockage de gaz qui inquiète à Hitia’a o te Ra

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Publié le 27/02/2019 à 15:02 - Mise à jour le 27/02/2019 à 15:02
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C’est sur une parcelle d’un peu plus de 10 000 m² sur le site de Nivee, à Papenoo, que pourraient bientôt être aménagées des structures de stockage de gaz… Depuis le 28 janvier, une étude publique a été lancée pour recueillir l’avis de la population de Hitia’a o te ra, à la grande surprise d’une partie des élus.
 
« Du jour au lendemain, on a appris qu’il y avait une enquête publique sur ce dépôt, explique Teuira Letourneux, adjoint au maire de Hitia’a o te Ra – section Papenoo. On s’est aperçus qu’il y avait beaucoup de contradictions dans les études, donc on est un peu inquiets. »
 
« Moux est venu me voir avec ses collaborateurs en me disant que le Pays leur a accordé une parcelle d’1,7 hectare pour un stockage de gaz, raconte quant à lui le maire de Hitia’a o te Ra, Dauphin Domingo. Aujourd’hui l’enquête a été faite et j’aimerais savoir quel est le sentiment de la population, s’ils sont contre ou pour. »
 
« Quand une enquête publique commodo incommodo est pratiquée, normalement ça se fait dans la section de commune où est situé le projet, reprend Teuira Letourneux. Là on a vu que ça a été mis à Tiarei, donc on se pose des questions, s’il n’y a pas une volonté de le faire en douce. »
 
La société à responsabilité limitée Pacific Gaz, propriété d’Albert Moux et commanditaire de l’étude, considère prématuré de présenter son projet publiquement. Elle espère ouvrir le marché à la concurrence dans le secteur du gaz, où officie déjà son ex-alliée, la famille Siu, propriétaire de Gaz de Tahiti. Pacific Gaz compte se positionner sur le même créneau en commercialisant des bonbonnes de 13 à 50 kg, mais également d’autres offres.
 
Curieux et inquiets, 13 élus, dont le maire, interpellent le gouvernement, propriétaire du site. Dans une lettre au président du Pays, ils réclament la suspension de ce projet, en attendant d’être concertés. Ils disent avoir des idées à soumettre en matière d’aménagement et de sécurité publique.
 
« Dans ce courrier on leur demandait une rencontre et on leur proposait de faire un PAD, un plan d’aménagement détaillé, sur le site, pour que nous puissions aussi avoir notre mot à dire dans tout projet que le Pays pense installer sur ce site », confie Teuira Letourneux.
 
« D’après eux, il va occuper 750 m2. Il y a la route de ceinture qui se trouve au bas du stockage. Est-ce que demain on va dire qu’on ne peut plus passer par là ou qu’une maison ne peut plus être dans le périmètre ? Ce ne sera pas bien pour nous. Si jamais on n’obtient pas de rencontre, on émettra un avis défavorable », assure le maire de Hitia’a o te Ra.
 
Le conseil municipal souhaite également que le siège de cette société soit basé à Hitia’a o te Ra. « On voudrait ne pas seulement avoir tout ce qui est nuisible. On voudrait aussi avoir les retombées financières, c’est normal… », explique l’adjoint au maire.
La société Pacific Gaz assure que si le projet prend forme, son siège sera bien implanté dans la commune.

De son côté, le gouvernement refuse de s’exprimer tant que les résultats de cette enquête ne seront pas connus. Une enquête qui prendra officiellement fin ce jeudi.

Une seule famille s’est pour l’heure manifestée à la commissaire chargée de l’enquête : la famille Lagarde, propriétaire initiale du site de Nivee.  Expropriée en 1998 par le Pays « pour cause d’utilité publique », elle prévient. En cas de modification du projet de centre d’enfouissement technique, la déclaration d’utilité publique peut être remise en cause.
La famille Lagarde indique qu’elle pourrait alors réclamer que ses terres lui soient restituées…
 

 

Le courrier de la commune de Hitia’a o te Ra au gouvernement :

Rédaction web avec Laure Philiber

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