dimanche 13 juin 2021
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Tuamotu : quand l’accès par voie maritime devient un véritable périple

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L’accès à certains atolls des Tuamotu par voie maritime est un véritable parcours du combattant. Si plusieurs débarcadères ont été refaits, des centaines de millions de Fcfp de travaux sont programmés pour améliorer encore la sécurité.

Publié le 07/05/2021 à 14:15 - Mise à jour le 07/05/2021 à 14:15
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L’accès à certains atolls des Tuamotu par voie maritime est un véritable parcours du combattant. Si plusieurs débarcadères ont été refaits, des centaines de millions de Fcfp de travaux sont programmés pour améliorer encore la sécurité.

Le seul accès à Fangatau par voie maritime n’est pas sans danger. Les accidents sont monnaie courante. Même chose à Fakahina, où l’arrivée au débarcadère n’est pas de tout repos. Une délégation composée du gouvernement, de l’État et de représentants à l’assemblée a pu l’expérimenter.

« Il y a un bloc de cailloux juste au milieu de la passe, ce qui fait qu’avec le courant, quand le bateau entre, il est balancé, explique Raymond Voirin, le maire de Fangatau. On a eu des baleinières renversées, des cargaisons à l’eau, des personnes qui sont gravement blessées aussi. »

« Lorsqu’on traite les dossiers, ça reste des éléments papier. Rien ne vaut les visites sur le terrain, être confronté à la réalité quotidienne des habitants des Tuamotu, confie Tepuaraurii Teriitahi, présidente du groupe Tapura Huiraatira à l’assemblée de la Polynésie, présente dans la délégation. Évidemment, ça change tout. De venir, ça nous fait les meilleurs avocats possible pour ces populations. »

« Il est indispensable pour les élus de venir de temps en temps à la rencontre de ces populations, constater de visu à quoi correspond leur demande, insiste le président Édouard Fritch. Parce que lorsqu’on les reçoit à Tahiti et qu’ils nous demandent une digue, ce sont des demandes qui parfois nous paraissent farfelues, alors qu’elles correspondent à un mode de vie, à un besoin essentiel pour ces populations. »

Les débarcadères de Taenga et de Amanu ont été inaugurés il y a quelques jours. Amanu, commune associée de Hao, l’attendait depuis près de 40 ans. « Avant c’était très difficile et dangereux aussi, indique François Takamoana, le maire de Amanu. Maintenant on va pouvoir charger le matériel plus sécuritairement », se réjouit-il.

De son côté, René Temeharo, le ministre des Grands travaux, reconnaît qu’aux « Tuamotu, il y a des débarcadères qui sont dangereux aujourd’hui, qu’il faut réhabiliter, il faut retravailler pour justement sécuriser l’accès. Il y a de la casse, il y a aussi malheureusement des accidents dans les livraisons. Et donc c’est une forte demande aussi de nos armateurs. Il fut un temps, on se disait, pourvu qu’il y ait un accès. Mais aujourd’hui il faut les sécuriser. »

5 milliards d’engagement répartis sur 20 chantiers vont permettre de palier le manque de sécurité dans les atolls concernés.

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