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Tahiti Air Charter arrête ses rotations régulières à partir du 1er novembre

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TAC, Tahiti air Charter, stoppe ses vols réguliers aux iles Sous-le-Vent à compter du 1er novembre ont annoncé nos confrères de Tahiti infos. La compagnie du groupe Degage aurait perdu gros dans son projet d’exploitation aux îles Marquises où elle n’a pas obtenu l’agrémentation du service d’état de l’aviation civile. Une décision qui pourrait changer le quotidien de certains habitants des Raromatai.

Publié le 21/10/2022 à 18:17 - Mise à jour le 22/10/2022 à 15:31
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TAC, Tahiti air Charter, stoppe ses vols réguliers aux iles Sous-le-Vent à compter du 1er novembre ont annoncé nos confrères de Tahiti infos. La compagnie du groupe Degage aurait perdu gros dans son projet d’exploitation aux îles Marquises où elle n’a pas obtenu l’agrémentation du service d’état de l’aviation civile. Une décision qui pourrait changer le quotidien de certains habitants des Raromatai.

C’est un autre coup dur pour Tahiti Air Charter : à compter du 1er novembre, la compagnie arrête ses rotations régulières, soit 42 vols par semaine entre Raiatea, Bora Bora et Maupiti. Une décision prise par le groupe Degage pour faire face aux pertes engendrées par son projet avorté aux Marquises. En mars dernier, le service d’état de l’aviation civile a refusé de lui accorder la permission de se poser sur la Terre des hommes. “Le Pihiti (l’avion, NDLR) qui était destiné à se posé aux Marquises c’est quelque chose qui coute dans les 4 millions de dollars, les frais de fonctionnement, l’embauche des pilotes, les mises en place des bases là haut ça a coûté aux environs d’un million de dollars donc ce sont des sommes importantes. Quand on met ça dans l’équation pour pouvoir fonctionner d’un point de vue économique, c’est un problème. Et cet avion n’a pas pu bénéficier de la défiscalisation ce qui fait que le prix de revient n’est plus le même. Les tarifs des billets auxquels nous devons vendre nos billets pour que ce soit intéressant pour nos clients, ne nous permettent pas de dégager une marge suffisante pour continuer cette activité précisément”, explique Stéphane Rozin, chef d’exploitation TAC

Si aucun plan social n’est prévu pour le personnel, certains ont opté pour une reconversion. Sur les deux appareils de la compagnie, un a déjà été vendu. Le deuxième sera exploité pour des charters privés en attendant de trouver acquéreur. “Pour l’instant, ça va juste faire du vol charter, à la demande. Dès que cet avion quitte la flotte, le temps d’avoir un nouvel avion pour relancer l’activité aérienne, on va mettre l’activité au sein de TAC en sommeil le temps de repréparer l’avenir.”

Tous les voyages réservés au-delà du premier novembre seront remboursés. Pour les habitants des Raromatai, ceux de Maupiti en particulier, c’est une perte importante. “On a besoin d’avion surtout qu’Air Tahiti ne fait pas de vols tous les jours”, souligne un habitant.

Une rencontre avec la direction des ressources humaines du groupe est prévue la semaine prochaine. Les habitants de Maupiti espèrent qu’une autre compagnie viendra pallier ce manque.