Fermeture de SOMAC : 11 à 14 mois de SMIG proposés aux salariés

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"Pour moi, c'est une arnaque" s'insurge Rodrigue Teinaore, membre du CE. Ce jeudi, les salariés de l'entreprise SOMAC qui va fermer d'ici 4 mois ont reçu une lettre de leur PDG, Quito Braun-Ortega. Il a présenté ses "indemnités chômage" aux 88 salariés de l'entreprise. Une information révélée par nos confrères de Polynésie 1ère.

Publié le 19/04/2024 à 16:25 - Mise à jour le 22/04/2024 à 10:28

"Pour moi, c'est une arnaque" s'insurge Rodrigue Teinaore, membre du CE. Ce jeudi, les salariés de l'entreprise SOMAC qui va fermer d'ici 4 mois ont reçu une lettre de leur PDG, Quito Braun-Ortega. Il a présenté ses "indemnités chômage" aux 88 salariés de l'entreprise. Une information révélée par nos confrères de Polynésie 1ère.

SOMAC/SOMAB, entreprise de matériaux de construction, va bientôt fermer. C’est un litige entre le propriétaire de la société et le propriétaire foncier qui a abouti la semaine dernière à une décision de la cour d’appel de Papeete. Elle laisse 4 mois à la société pour libérer le site à Titioro, qu’elle occupait depuis 40 ans. Les 88 salariés ont jusqu’à juillet pour trouver un nouveau travail. Bien que selon eux, la société n’est pas en faillite.

Dans une note adressée au personnel le 18 avril, le PDG de SOMAC, Quito Braun-Ortega, annonce créer une « caisse chômage » pour les salariés, financée par la vente de matériaux de la société. Une première au fenua.

Les deux notes de service adressées aux salariés de SOMAC :


45 à 60 jours après la fermeture de la société, chaque salarié, peu importe son poste et son ancienneté, recevra une indemnité mensuelle pendant 11 à 14 mois, versée sur la base du SMIG mensuel, soit 169 153 Fcfp. Pour la percevoir, l’ex-salarié devra justifier de sa recherche d’emploi auprès du SEFI. Dès qu’il aura retrouvé du travail, le salarié ne pourra plus prétendre à cette caisse de chômage. Pour Rodrigue Teinaore, membre du CE, « c’est une arnaque, ce sont des c****ries ! Le CE n’a même pas été consulté ! Et en attendant ces indemnités, on fera comment pendant 2 mois ? On va manger quoi ? Il a des sous pour ça, mais pas pour le loyer de la boîte ? C’est du n’importe quoi » s’insurge-t-il.

Dans tous les cas, comme le précisent nos confrères de Polynésie 1ère, comme le prévoit le Code du travail polynésien, chaque salarié devra en plus recevoir des indemnités de licenciement.

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