samedi 6 juin 2020
A VOIR

|

Plan 3 000 logements : le gouvernement passe à l’acte

Publié le

Publié le 30/08/2017 à 13:36 - Mise à jour le 30/08/2017 à 13:36
Lecture 4 minutes

En Conseil des ministres le 24 mai dernier, le gouvernement a confirmé sa volonté de développer le secteur de l’habitat dans le cadre d’un Plan 3 000 Logements  visant à soutenir l’activité et l’emploi tout en améliorant les conditions de logement des familles aux revenus modestes et intermédiaires. 
Pour mémoire, le plan logement vise à produire 1 000 logements par an pendant trois ans. Il s’articule autour de trois mesures :
–          l’acquisition par l’OPH de 200 logements par an, par appel à projets en complément de la production interne à l’OPH,
–          le lancement d’un programme en accession à la propriété pour des ménages aux ressources de 2 à 4 SMIG
–          et enfin, une aide du Pays visant à la rénovation de logements vacants en contrepartie de leur remise en location.

« Nous allons passer maintenant à l’acte sur l’amplification des constructions de logement puisque, vous le verrez, en début de semaine prochaine, un appel à projets va être lancé par l’OPH pour solliciter les opérateurs privés qui ont, dans leur dossier, des projets de construction que nous pourrions réaliser dans la zone urbaine de Papeete, dans les communes un peu plus éloignées, mais qui seraient des projets intéressants pour doubler le nombre de logements proposés par l’OPH en matière de collectifs par exemple, annonce ce jeudi le porte-parole du gouvernement, Jean-Christophe Bouissou. Pour les fare MTR on n’a pas de problème pour construire sur des terrains appartenant aux gens. Ce qui pose problème c’est d’augmenter la production à cause de la raréfaction du foncier. Ces opérateurs viennent avec le foncier, avec leurs projets, et dès l’instant où ils répondent aux critères, bien évidemment, on peut procéder à l’acquisition sous forme de vente en état futur d’acquisition. »

Par ailleurs, un dixième du parc de logements de Polynésie française est vacant selon le recensement de la population de 2012. Aux îles du Vent, ce parc vacant a progressé trois fois plus vite que le parc des résidences principales entre 1996 et 2012. Le taux de vacance moyen serait ainsi de l’ordre de 12% dans l’agglomération de Papeete.
Ce parc de logements est un véritable gisement mobilisable en complément de l’offre nouvelle. Sa remise sur le marché locatif social d’une partie de ce potentiel permettrait, outre de loger des demandeurs en recherche d’un logement, d’amorcer une revitalisation de nombreux quartiers des communes de l’agglomération, de requalifier l’habitat et les façades d’immeubles, de revaloriser l’image et la qualité résidentielle des zones urbaines.   « On s’est aperçus qu’il y a quand même plusieurs milliers de logements existants sur l’île de Tahiti qui ne sont pas occupés par des gens. Ça peut être des résidences secondaires ou des logements qui ne sont pas occupés pour des raisons variées, explique Jean-Christophe Bouissou. Notre souhait c’est de pouvoir discuter avec des propriétaires et permettre de rénover les logements en question avec, en contrepartie de cette rénovation qui serait prise en charge par les pouvoirs publics, permettre à des familles d’y habiter pendant un certain nombre d’années. Et là on devra discuter cas par cas avec les propriétaires en question. « 

Un dispositif de médiation locative pour les propriétaires bailleurs apportant une garantie de loyer et une gestion immobilière peut être envisagé avec des organismes assurant une gestion locative sociale (ex. : AISPF). Ce dispositif est en cours d’étude par les services du Pays.
 
La mise en œuvre du Plan 3 000 Logements s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’accélerer durablement l’offre de logements, en locatif social, en accession à la propriété et la rénovation des logements anciens pour leur remise en location.
 

Rédaction web avec JBC 

 

 

Les autres sujets du compte-rendu du conseil des ministres :

 

> Investissements communaux : près de 266 millions Fcfp de subventions du Pays

> Plan général de rénovation des équipements sportifs

> Maintien du prix des hydrocarbures au 1er septembre

> Attribution d’aides financières pour les entreprises

> Compte financier de l’établissement TNAD

> Nomination de la Société Civile Professionnelle  Office Notarial Bernard Bruggmann et Alexandre Yao, notaires associés

> Aides à la cocoteraie

> Subvention de fonctionnement en faveur du Comité polynésien des Maisons Familales Rurales

> Réforme des mesures d’aides à l’emploi « stage d’insertion professionnelle »

> Bilan d’activité des années 2014 à 2016 du fonds paritaire de gestion de la formation professionnelle

> Corps des volontaires au développement : mise en adéquation des secteurs éligibles avec l’évolution des spécialités

> Attribution de subventions de fonctionnement à des associations de parents d’élèves et périscolaires

> Accompagnement des entreprises à la mise en place d’un système de management de l’énergie (norme iso 50 001)

> L’exposition itinérante sur Paul Jacoulet conçue par le musée du quai Branly – Jacques Chirac accueillie par le  Musée de Tahiti et des Îles

> Subvention pour le Comité Organisateur des Expositions Artisanales des îles Australes
 

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

TraceTogether, Stop Covid, Firiora… le numérique dans la lutte...

En métropole, le gouvernement lance son application Stop Covid ce mardi. La Commission nationale de l’informatique et des libertés a donné un avis favorable au déploiement de cet outil. Aucune obligation de télécharger Stop Covid, pas de géolocalisation des utilisateurs ni de recueil de vos données assure le gouvernement.

Rurutu et Raiatea : les internes de Rimatara et...

Les internes des Raromatai et de Rimatara ont repris le chemin de l'école, malgré quelques inquiétudes liées au Covid-19. Et si des parents sont toujours réticents à l’idée de renvoyer leurs enfants à l’école, d’autres n’ont pas le choix : touchés par un tourisme en berne, plusieurs foyers se retrouvent en difficulté financière.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV