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Mihiarii, élève gendarme prometteur

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Mihiarii Tetuaroa est l'un des 40 Polynésiens qui ont signé hier leur engagement dans la gendarmerie nationale. Ce vendredi soir, ils s'envoleront vers la métropole. Très attaché à la terre qui l'a vu grandir, Mihiarii profite de ses dernières heures au fenua.

Publié le 26/02/2021 à 15:31 - Mise à jour le 26/02/2021 à 15:31
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Mihiarii Tetuaroa est l'un des 40 Polynésiens qui ont signé hier leur engagement dans la gendarmerie nationale. Ce vendredi soir, ils s'envoleront vers la métropole. Très attaché à la terre qui l'a vu grandir, Mihiarii profite de ses dernières heures au fenua.

40 Polynésiens ont signé hier, jeudi, leur engagement dans la gendarmerie nationale. Ce vendredi soir, ils s’envoleront vers la métropole pour rejoindre l’école de gendarmerie de Rochefort en Charente-Maritime où ils suivront leur formation. La 68e promotion est majoritairement féminine avec seulement 7 hommes.

Parmi eux, Mihiarii TETUAROA est un jeune bachelier originaire de Hitimahana, le quartier qui l’a vu grandir. C’est donc non sans un pincement au coeur qu’il a signé son contrat d’engagement pour 4 ans en métropole. Ce qui lui manquera le plus ? “Surtout le ma’a” selon ses dires, mais aussi sa famille et “l’accueil chaleureux des Tahitiens”. “Physiquement je me suis préparé. Mentalement aussi, parce que la séparation avec la famille, ça va être dur. Mais bon, comme on dit, c’est un mal pour un bien”, témoigne-t-il.

Le jeune homme de bientôt 23 ans est l’ainé d’une famille de trois enfants. Titulaire d’un bac professionnel gestion administration, c’est tout naturellement qu’il a choisi la spécialisation AGP, administration et gestion du personnel. Si Mihiarii s’est engagé, c’est pour la possibilité d’avoir un emploi. “Je voyais qu’à cause de la crise sanitaire, le travail se faisait rare ici. Déjà que bien avant la crise, c’était dur de trouver du travail”. Il a aussi et surtout été motivé par “le fait d’acquérir une première expérience car je sors tout juste de l’école”.

Sa tante, Vahineramaia Pani, l’encourage dans cette voie : “je suis fière de lui. C’est quand même dur de passer des concours […]. Je suis trop fière de lui pour ça […]. C’est quelqu’un de bien, il ne faut pas douter de ça”.

Jeune mais déjà la tête bien en place sur ses épaules, Mihiarii a pour objectif de réussir sa formation, afin d’intégrer pleinement la gendarmerie, d’y faire carrière et, pourquoi pas, de basculer en gendarmerie mobile. Il espère ainsi revenir un jour sur sa terre : “s’il y a une affectation proposée au fenua, je n’hésiterai pas à saisir cette chance”.

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