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Les nuisances sonores perturbent les dauphins

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Publié le 12/07/2016 à 13:46 - Mise à jour le 12/07/2016 à 13:46
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Si les nuisances sonores dérangent l’humain, elles peuvent aussi être source de danger pour les dauphins. Car stressés, ils ont tendance à s’éloigner vers le large et à devenir des proies pour les prédateurs. C’est pourquoi, un programme intitulé « Allo cétacés » est mis en place pour » décrypter le langage du dauphin pour mesurer et enregistrer précisément quels sont les facteurs environnementaux naturels et humains qui perturbent et stressent les dauphins à long bec. Les pressions anthropiques (humaines) ainsi enregistrées seront présentées publiquement afin de sensibiliser les usagers de la mer et à l’avenir, réduire le stress » indique l’association sur son site.
 
Pour le moment, il est difficile de dire avec précision tous les effets d’une pression liée à la présence rapprochée de bateaux d’observation et de nageurs près de ces animaux notamment en phase de reproduction et d’allaitement. Cependant, plusieurs études dans le monde ont montré qu’une pression trop importante peut provoquer un changement de comportement des animaux observés. Ce mardi, deux scientifiques se sont rendues sur un plan d’eau munies d’un spectrogramme. Un micro qui permettra d’enregistrer les sons émis par les dauphins comme l’explique Agnès Benet, biologiste marin au micro de Tahiti Nui Télévision : « On a déjà enregistré quelques sons, différentes vocalises, ces différentes fréquences certaines d’entre elles indiquent un stress pour l’animal, cette perturbation peut être naturelle  par des prédateurs et dus à l’homme ou aux autres animaux, nous ce qui nous intéresse c’est cette interface entre l’homme et le l’animal. Et de voir à quel moment le dauphin est perturbé par une présence humaine ».
 
En 2015, 46 bateaux de professionnels sont enregistrés pour pratiquer le whale/dolphin-watching, majoritairement localisés sur Tahiti et Moorea. Le nombre de passagers est aujourd’hui de 24 en moyenne, ce qui augmente considérablement le nombre de nageurs autour des cétacés.
 

Rédaction Web avec site Matahora.com (Interview : Alex Gouty)

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