jeudi 29 octobre 2020
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Les Mangaréviens se mobilisent pour récupérer leurs terres

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Les Mangaréviens se lèvent aujourd’hui pour réclamer leurs terres. Il y a un mois, une association s’est montée pour réunir tous les ayants droit de l’archipel afin que les terres présumées domaniales soient restituées aux propriétaires légitimes. Une réunion a été organisée ce dimanche après-midi au fare potee de la mairie de Pirae. Elle a réuni plus d’une centaine de personnes originaires de Mangareva.

Publié le 12/07/2020 à 17:37 - Mise à jour le 13/07/2020 à 17:04
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Les Mangaréviens se lèvent aujourd’hui pour réclamer leurs terres. Il y a un mois, une association s’est montée pour réunir tous les ayants droit de l’archipel afin que les terres présumées domaniales soient restituées aux propriétaires légitimes. Une réunion a été organisée ce dimanche après-midi au fare potee de la mairie de Pirae. Elle a réuni plus d’une centaine de personnes originaires de Mangareva.

Plusieurs familles de Mangareva ne sont pas propriétaires des terres de leurs ancêtres. Faute de Tomite, la majorité des terres de l’archipel est présumée domaniale.

« Il y a au moins 80% de la surface de l’île qui est présumée domaniale, indique Iolanie Raoulx, la présidente de l’association Togo’iti Magareva. Et donc là, on est en discussion avec le gouvernement. On est confiant. On pense qu’on va s’en sortir et on pense que notre mouvement va accélérer les choses. »

Le maire de Rikitea a rencontré le président de la Polynésie et le ministre en charge des Affaires foncières pour tenter de trouver une issue à ce litige opposant le Pays aux familles des premiers habitants de l’archipel. La principale difficulté est de trouver des documents officiels permettant de déterminer les propriétaires de chaque parcelle.

« Dans les années 1900, les gendarmes qui étaient dans les îles faisaient fonction également de notaire, explique Vai Gooding, le maire de Rikitea. J’ai adressé une lettre à l’Etat l’année dernière, pour qu’on puisse récupérer un peu les archives qui sont à la gendarmerie. Peut-être que ça va guider un peu les familles qui sont dans le besoin pour pouvoir régulariser leurs terrains. »

Pour appuyer leurs demandes, les membres de l’association ont donné à chaque famille présente une feuille d’émargement pour récolter un maximum de signatures. Selon la présidente, il y aurait plus de Mangaréviens à Tahiti que dans l’archipel des Gambier.

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