Les cas de leptospirose en nette recrudescence depuis le début de l’année

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Gare aux zones où les eaux et les boues stagnent, ce qui est fréquent en cette saison. Car les cas de leptospirose sont en nette hausse. Le Bureau de Veille Sanitaire en a recensé pas moins de 8, la semaine dernière. Et 5 hospitalisations ont été enregistrées depuis le début de l’année 2024.

Publié le 12/01/2024 à 15:16 - Mise à jour le 13/01/2024 à 11:44

Gare aux zones où les eaux et les boues stagnent, ce qui est fréquent en cette saison. Car les cas de leptospirose sont en nette hausse. Le Bureau de Veille Sanitaire en a recensé pas moins de 8, la semaine dernière. Et 5 hospitalisations ont été enregistrées depuis le début de l’année 2024.

Il est encore très faible et a le pas hésitant. Levy sort de 10 jours d’hospitalisation. Ce jardinier de 44 ans a contracté la leptospirose après avoir débroussé un terrain au Fenua Aihere. La Presqu’île a été touchée par de fortes précipitations ces dernières semaines, un terrain propice au développement de la maladie. Levy présente encore des symptômes, notamment le fond des yeux jaune. « Le troisième jour, j’ai eu de la fièvre. Je n’ai jamais eu mal comme ça », témoigne le quadragénaire.

Au Bureau de Veille Sanitaire, on suit de près l’évolution de la maladie bactérienne. Elle a conduit à 5 hospitalisations depuis le début de l’année. Une vague épidémique qui fait suite aux derniers épisodes pluvieux. 8 cas ont ainsi été confirmés en une semaine. En 2023, ce sont 117 personnes qui ont contracté la maladie.

« La tendance, ces dernières années, c’est de voir que la moyenne d’âge des gens qui sont touchés augmente. Cela veut dire que ce ne sont pas forcément des jeunes surfeurs, ou des baigneurs. La majorité des cas sont plutôt des personnes de plus de 50 ans qui ont des activités agricoles ou de jardinage. Avec des petites blessures sur les pieds, c’est comme cela qu’ils vont se contaminer. Malheureusement, ce n’est pas assez connu et ces personnes ne font pas suffisamment attention », constate le docteur Henri-Pierre Mallet, responsable du Bureau de la Veille Sanitaire et de l’Observatoire de la santé de l’Arass.

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« Je n’ai jamais eu mal comme ça« , témoigne Levy qui a été hosptitalisé 10 jours aprés avoir contracté la maladie. (Crédit: TNTV)

Les symptômes de la leptospirose se confondent, en outre, avec ceux de la grippe ou de la dengue. Une forte fièvre soudaine, des douleurs et des maux de tête. Il vaut donc mieux consulter rapidement un professionnel de santé au moindre doute.

« C’est le médecin qui va pouvoir faire la différence sur des détails. On peut faire une prise de sang qui va systématiquement trouver la leptospirose, ce qui va permettre de la traiter. On en guérit très bien si l’on traite rapidement », souligne le docteur Mallet.

Les autorités de santé recommandent de désinfecter les plaies après une activité à risque, mais aussi de porter des bottes et des gants sur des terrains où l’eau stagne. La leptospirose est due à une bactérie contenue dans l’urine de certains animaux, en particulier des rats et des cochons. Et elle peut s’avérer mortelle. En 2023, 2 personnes en sont mortes au fenua.

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