mardi 13 avril 2021
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L’école de Puohine labellisée Aire marine éducative

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ENVIRONNEMENT - Les Aires Marines Éducatives (AME) gagnent peu à peu du terrain. Après les Marquises, les Tuamotu ou encore Tahiti, à Raiatea, l’école primaire de Puohine a également décroché le précieux sésame, synonyme d’engagement en faveur de la protection et de la sauvegarde de leur environnement maritime proche.

Publié le 04/05/2019 à 14:28 - Mise à jour le 19/06/2019 à 11:47
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ENVIRONNEMENT - Les Aires Marines Éducatives (AME) gagnent peu à peu du terrain. Après les Marquises, les Tuamotu ou encore Tahiti, à Raiatea, l’école primaire de Puohine a également décroché le précieux sésame, synonyme d’engagement en faveur de la protection et de la sauvegarde de leur environnement maritime proche.

Gérer une Aire Marine Éducative (AME) est un engagement. Elle implique trois fondamentaux : connaître, vivre et transmettre. Trois étapes, qu’une classe de primaire de Puohine à Raiatea s’est attelée à respecter, pour obtenir le label.

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Une démarche qui a permis l’éveil des élèves : « Ils ont pu, au travers de la biologie, apprendre la diversité marine, au travers des sciences, apprendre le développent durable, la protection de l’environnement, et ils ont pu mettre des notions, des connaissances, sur ce qui les entoure » explique l’enseignante Maima Guillots.

Et après la théorie, place à la pratique. Durant une journée, les élèves ont appris à bouturer des coraux. « Nous allons les laisser pousser pour qu’ils deviennent plus grands, et c’est pour l’avenir de nos enfants aussi » nous dit Ahuura, un élève.

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« On cherche surtout ceux qui se bouturent le plus facilement, ce sont les coraux branchus ou les types de coraux branchus. Ici, on n’en a pas trouvé énormément, donc on a pris des coraux intermédiaires ou digités, mais qui peuvent se multiplier comme ça, en les bouturant. Le principe, c’est de leur montrer comment ça fonctionne, et que si on voit une branche cassée de corail par terre sur le fond, et qui est encore bien vivante, on peut la redresser, la coincer dans un trou de rocher, et elle va bien repartir » explique Fanny Seguin, chargée d’études à Créocéan.

Une fois à la mer, ces supports pédagogiques permettront aux élèves de suivre la croissance des coraux placés sur le dôme et la faune marine qui peu à peu va se constituer tout autour.

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« La nature, quand on en prend soin, elle nous le rend bien. Si on l’abîme, elle se rebelle, et c’est ce qu’on voit de par le monde. Si on ne préserve pas ce que l’on a aujourd’hui, qu’on fait de la surpêche, demain, nos enfants n’auront plus rien à pêcher, pour manger, et pour aussi se faire un peu d’argent » déclare Armelle Masse, maire de Puohine.

Aux îles Sous-le-Vent, Puohine est la première école à intégrer le projet. De nouvelles écoles devraient rejoindre la démarche d’AME d’ici la rentrée prochaine.

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