mardi 13 avril 2021
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La desserte maritime des îles en cale sèche

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Les dessertes maritimes de certains secteurs des Tuamotu, et des Raromatai, fragilisées… Les usagers étaient nombreux, ce matin, à Motu Uta, à tenter d’embarquer leur fret à destination des archipels. Mais des embouteillages au niveau du dock flottant et une panne impactent sérieusement le trafic maritime, qui s’est réorganisé tant bien que mal.

Publié le 22/03/2021 à 17:15 - Mise à jour le 23/03/2021 à 9:42
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Les dessertes maritimes de certains secteurs des Tuamotu, et des Raromatai, fragilisées… Les usagers étaient nombreux, ce matin, à Motu Uta, à tenter d’embarquer leur fret à destination des archipels. Mais des embouteillages au niveau du dock flottant et une panne impactent sérieusement le trafic maritime, qui s’est réorganisé tant bien que mal.

« C’est le bordel. Il n’y a qu’un seul bateau qui va dans les Raromatai. Le Hawaiki Nui est sur la cale. D’habitude il y a deux bateaux. (…) J’ai attendu presque 3 heures… », nous dit Elvis Teipo, un usager.

Comme Elvis, vous étiez nombreux sur les quais de Motu Uta, ce lundi, à tenter d’embarquer des marchandises sur les cargos à destination des îles Sous-le-Vent ou des Tuamotu. Mais plusieurs sont à l’arrêt. Parfois la moitié pour une même desserte. Depuis le 6 février, le Maris Stella 4 est en réparation.

« Il y a encore des bateaux qui tournent mais malheureusement sur les Tuamotu de l’Est, le Maris Stella IV qui quand même achemine 3000 tonnes de marchandises, est en panne actuellement, et je pense que les autres bateaux n’arrivent pas à absorber les marchandises habituellement transportées par le Maris-Stella IV. », explique Heimana Salem, capitaine et fils de l’armateur des navires Saint-Xavier Maris Stella IV.

Crédit Tahiti Nui Télévision

Sur une partie des Tuamotu, ce sont la moitié des cargos qui sont à l’arrêt.

« Habituellement les navires prévoient longtemps à l’avance de monter sur le dock. Ça a été le cas mais les gestionnaires du dock on fait quelques modifications. Les armateurs ont été impactés par ça. Ils ont donc eu une fenêtre très courte où il fallait qu’ils montent sur le doc, explique Charles Taputuarai, directeur adjoint de la DPAM. C’est encore plus accentué du fait que 4 navires de la même zone sont montés sur le dock. On a 4 navires qui sont montés sur le dock quasiment en même temps. À ça est venue s’ajouter la panne du Maris Stella. (…) On a essayé de gérer ça avec les autres navires. On a travaillé en partenariat avec les armateurs qui ont accepté de prendre quelques iles et on a accordé des dérogations. »

L’unique dock Flottant de Polynésie, en service depuis 1975, voit sa mission reconduite jusqu’en 2030.

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