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Intersyndicale: « La réforme de la PSG passe d’abord par une réforme de l’assurance maladie »

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Publié le 15/02/2017 à 14:37 - Mise à jour le 15/02/2017 à 14:37
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Si l’intersyndicale se déclare consciente des problèmes de financement de la Protection Sociale Généralisée, et que des réformes soient engagées le plus rapidement possible, elles ont tenu cependant à y apporter un bémol.
 
Pour les syndicalistes, « les dépenses de maladie qui pèsent plus de 60 milliards par an, sont financées à 80% par les salariés, alors que les salaires pèsent pour moins de 60% de la richesse du pays. » Partant de ce constat, l’intersyndicale estime que « les Polynésiens doivent être égaux devant la maladie, mais doivent tous y participer à hauteur de leur moyens. » Pour eux, « C’est cela la solidarité. »
 
Pour l’intersyndicale, l’ordre des priorités c’est d’abord la mise en œuvre d’une réforme en profondeur de l’assurance maladie avant celle des retraites.
 
Dimitri Pitoeff secrétaire exécutif de A Tia I Mua explique. « On ne peut pas réformer les retraites sans la maladie. Les premières économies à faire immédiatement sont sur la maladie, ce qui laisse un peu de temps afin de voir ce qu’il convient de faire pour les retraites. »
 
Pour le secrétaire exécutif de A Tia I Mua, c’est sur la maladie qu’ils ont constaté le plus de dérapage. « La retraite, c’est facile, c’est juste des cotisations et des pensions. On ne voit pas très bien où il peut y avoir des dérapages. » En revanche sur la maladie, « le médecin référent, la tarification au forfait, ça, c’est un énorme gisement d’économies. » Poursuivant,  « le prix des médicament, etc… toute une série de choses sont à revoir pour réguler nos dépenses de maladies. »
 
L’idée est d’éviter la médecine de complaisance et la chasse aux arrêts de travail. Les abus en tout genre. Explications. « Soyons soignés de façon efficace, choisissons notre médecin, et si l’on est vraiment malade, le médecin signera l’arrêt de travail. Il n’y a aucune raison que l’on se promène d’un médecin à un autre, jusqu’à obtenir satisfaction, à savoir huit ou quinze jours d’arrêt maladie. »
 
Pour pallier à ce problème, l’intersyndicale a élaboré un plan d’action de 109 propositions et retenu des recommandations relatives à la sauvegarde de la protection sociale généralisée en Polynésie française.
 
Invitée le 23 février à participer à des ateliers par le ministre de la Santé, Jacques Raynal, l’intersyndicale compte bien être présente, mais, « le dialogue doit être un vrai dialogue. Pas un dialogue tronqué ». Pour Dimitri Pitoeff, « il ne peut pas y avoir de réforme de la Psg sans que nous soyons d’accord. »
 
Phrase qui sonne comme un ultimatum, d’autant que dans un communiqué l’intersyndicale précisait qu’en « l’absence de mesures concrètes mises en œuvre par le pouvoir exécutif, des conflits sociaux seront à craindre ».
 

 Rédaction Web avec Thomas Chabrol et Manava Tepa

Contre la retraite à 62 ans
Concernant le relèvement de la retraite à 62 ans, l’intersyndicale est catégorique, c’est « non ». Argumentant que l’espérance de vie en Polynésie est bien inférieure à celle de la métropole, elle estime qu’il n’y a aucune raison de relever l’âge de départ qui est actuellement de 60 ans. 

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