Grève contre la réforme des retraites : une mobilisation en léger déclin 

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La deuxième journée de grève des fonctionnaires d’Etat en Polynésie, ce mardi, a un peu moins mobilisé que celle du 19 janvier dernier. Ils étaient environ 500, selon les forces de l’ordre, le double selon les syndicats, à marcher dans les rues de Papeete pour s’opposer au report de l’âge de la retraite à 64 ans.

Publié le 31/01/2023 à 15:03 - Mise à jour le 01/02/2023 à 8:40

La deuxième journée de grève des fonctionnaires d’Etat en Polynésie, ce mardi, a un peu moins mobilisé que celle du 19 janvier dernier. Ils étaient environ 500, selon les forces de l’ordre, le double selon les syndicats, à marcher dans les rues de Papeete pour s’opposer au report de l’âge de la retraite à 64 ans.

Le cortège est parti en milieu de matinée de l’école To’ata pour rejoindre le haut-commissariat où les élus syndicaux ont remis un courrier au représentant de l’Etat pour dire leur « opposition à la reforme Macron », mais aussi évoquer le sujet de l’indemnité temporaire de retraite (ITR), selon Diana Yieng Kow, la secrétaire générale du STIP/AEP-UNSA Education

« Ce sont toujours les mêmes revendications : Non à 64 ans et non aux 43 annuités de cotisations. Je suis très contente de voir que les fonctionnaires d’Etat se mobilisent car c’est un enjeu sociétal de travailler 2 ans de plus », a-t-elle déclaré.

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Dans l’éducation, la mobilisation était cependant en léger déclin par rapport au 19 janvier, selon les chiffres fournis par la Présidence. Au total, ce mardi, le taux de grévistes atteignait 53,6 %, contre 59,25% lors de la précédente manifestation.

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Les grévistes ne « lâchent rien »

Et ce sont les personnels du 1er degré qui se sont davantage mobilisés à l’image de Moerani Colombani, enseignante dans une école de Mahina : « je pense qu’on sera les plus impactés par cette réforme. Je pense à mes collègues de maternelle qui devront aller jusqu’à 64 ans. Déjà, lors de la première réforme, on nous avait annoncé 62 ans et on a eu du mal à avaler la pilule. Là, on nous demande 2 ans de plus. Je ne sais pas si j’en serais capable ».

Les grévistes ne « lâchent rien », dixit Thierry Barrere, secrétaire général adjoint de la fédération UNSA éducation, « on veut conserver le système puisque, actuellement, il est viable ».

Au niveau national, l’intersyndicale a annoncé 2 nouvelles journées de mobilisation les 7 et 11 février. Au Fenua, les représentants syndicaux vont « se réunir très rapidement » pour décider de la suite à donner au mouvement.

Mobilisation à Raiatea aussi

À Raiatea aussi, les fonctionnaires d’Etat se sont une fois de plus mobilisés. Ils étaient près d’une centaine venus de Raiatea et Taha’a et rassemblés à Uturoa. Pour cette 2e grève, 80% des établissements scolaires du primaire sont restés clos ce mardi. Les fonctionnaires refusent la retraite à 64 ans et les 42 ans de service. Pour eux, ce départ tardif ne leur permettra pas de profiter pleinement de leur retraite. « La durée de vie moyenne des personnes en pleine possession de leurs moyens c’est 64.5 ans et pour les femmes, 69 ans, rappelle Arthur Vallejo, représentant syndical. On aura à peine 5 mois de retraite si on part à 64 ans à la retraite. ce n’est pas normal. (…) Il est important que cette réforme soit mise en berne parce qu’elle n’est pas justifiée. »

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