mercredi 2 décembre 2020
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Essais nucléaires : sécurisation de la politique d’indemnisation, la réaction de l’association 193

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L'association 193 de soutien aux victimes des essais nucléaires, réagi au vote par le Sénat d'un amendement sécurisant la nouvelle politique d'indemnisation, mais aussi au maintien de la commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires.

Publié le 04/03/2020 à 17:25 - Mise à jour le 04/03/2020 à 17:25
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L'association 193 de soutien aux victimes des essais nucléaires, réagi au vote par le Sénat d'un amendement sécurisant la nouvelle politique d'indemnisation, mais aussi au maintien de la commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires.

Le Sénat a voté mardi en métropole, un amendement visant à sécuriser la nouvelle politique mise en oeuvre par la Commission d’indemnisation des victimes d’essais nucléaires (Civen) depuis janvier 2018.

Il a également été annoncé le maintien de la Commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires.

Ce mercredi, l’association 193 de soutien aux victimes des essais nucléaires, a réagi dans un communiqué :

« Aussitôt présenté au Sénat, aussitôt le projet de suppression de la Commission consultative des conséquences des essais nucléaires (CCSCEN) est retiré, laissant croire au lambda que le gouvernement central n’était pas au fait que cette Commission avait des missions distinctes de celles du CIVEN !

Mais, bien évidemment qu’il fallait au CIVEN un « véhicule juridique » pour contrecarrer les décisions du Conseil d’Etat du 27 janvier 2020 lui imposant l’application des dispositions de l’amendement de Lana TETUANUI sans effets rétroactifs, primant ainsi les textes en vigueur au moment du dépôt du dossier et non de la date d’examen, faute de dispositions transitoires.

Et c’était tout trouvé, la CCSCEN étant prévue à l’article 7 de la loi n°2010-2 du 05.01.10 relative à l’indemnisation des victimes, et la suppression de Commissions étant d’actualité et dans l’agenda gouvernemental, rien de plus simple pour réouvrir le débat législatif sur ce fameux seuil de 1mSv et ainsi asseoir la position du CIVEN !

Et qui accepte d’être une de ces roues pour mieux écraser le peuple polynésien déjà en souffrance ?

Toujours la même et qui s’en vante de plus belle… la sénatrice Lana TETUANUI vahine !

« Je ne peux que soutenir cet amendement parce qu’il vient sécuriser le travail que j’ai présidé ».

Egratignée dans son orgueil, il lui fallait, pour reprendre ses propos, « sécuriser son travail » alors présidente de la Commission EROM, et ce coûte que coûte, même au prix de vies polynésiennes !

Mais ne suffise, le Président Edouard FRITCH, qui après avoir avoué avoir menti au peuple polynésien durant 30 ans, s’était vu quasi dépité par les décisions du Conseil d’Etat au motif qu’elles génèreraient des dépenses incommensurables pour l’Etat !

Quelle indignation ! Pourtant, ces décisions du Conseil d’Etat, sont en faveur des victimes des essais nucléaires, qui luttent depuis des décennies pour une juste reconnaissance de leurs souffrances et de celles de leurs familles entières, et l’Association en dénombre 62.

Le projet de loi  se poursuivant à l’Assemblée nationale, un appel est lancé à nos 3 députés, Maina SAGE, Nicole SANQUER, Moetai BROTHERSON : « Les cris de détresse de notre nunaa n’ont-ils pas meilleure résonnance que le retentissement du colonialisme » ?

« Lana TETUANUI : la roue tourne…  »« 

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