mercredi 3 juin 2020
A VOIR

|

Deux médecins experts à la rencontre des victimes des essais

Publié le

NUCLÉAIRE - Deux médecins experts sont en Polynésie afin de rencontrer les personnes dont le dossier a été approuvé par le comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen). Trente-six familles seront reçues tout au long de la semaine.

Publié le 24/04/2019 à 9:08 - Mise à jour le 18/06/2019 à 8:36
Lecture 2 minutes

NUCLÉAIRE - Deux médecins experts sont en Polynésie afin de rencontrer les personnes dont le dossier a été approuvé par le comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen). Trente-six familles seront reçues tout au long de la semaine.

Quels préjudices pour les victimes avérées des essais nucléaires ? C’est la question à laquelle devront répondre deux médecins experts mandatés par le comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen). Ils ont débuté mardi une nouvelle mission qui les conduira de Tahiti à Fakarava, en passant par les îles Sous-le-Vent.

« Ce ne sont pas des experts du nucléaire, précise Dr Arnaud Castelnerac, médecin chef du centre médical de suivi. Ce sont des gens qui font de l’expertise en France, des professeurs qui sont renommés dans le domaine de l’expertise médicale en réparation du dommage corporel. C’est-à-dire que d’habitude, ils vont plutôt traiter d’accidents de voiture pour évaluer les conséquences suite à une atteinte corporelle et ensuite proposer une indemnisation. Mais ils ne viennent pas du tout traiter de la causalité de l’événement, de la maladie, donc le lien entre l’essai et la maladie qui a pu naître… »

Pour ces médecins experts, « les principales questions, c’est de savoir ce qui est indemnisé ou pas, ou ce qu’on évalue, sachant qu’il y a des choses qui sont dans le préjudice, explique Dr Norbert Telmon, l’un d’entre eux. Ce qu’on évalue, c’est bien le préjudice médical, pas les préjudices économiques, même si certains peuvent découler l’un de l’autre… »

L’association 193 accompagne 20 des 36 cas reçus par les experts. Sa 2e vice-présidente, Léna Normand, rappelle que les anciens travailleurs ne sont pas les seuls à pouvoir déposer un dossier de demande d’indemnisation.

D’ailleurs, « l’association souhaiterait attirer l’attention des personnes qui remplissent les conditions : avoir séjourné en Polynésie française entre le 2 juillet 1966 et le 31 décembre 1998, et souffrir et avoir développé une des 21 pathologies, dont deux nouvelles qui vont être ajoutées sous peu », détaille-t-elle.

Mais à quel niveau évaluer le préjudice subi ? L’une des victimes reçues mardi matin, et qui a souhaité garder l’anonymat, a vu sa vie basculer il y a 20 ans, après un premier cancer du sein.

« Il y a 20 ans, c’est-à-dire en 1997, on m’a diagnostiqué un cancer du sein droit, confie-t-elle. Ça a été très dur, j’ai dû quitter ma famille pour partir très loin en France. En 2001, j’ai récidivé sur le même sein, ce qui a conduit à une ablation du sein droit. Il y a deux à trois semaines, on m’a découvert un autre cancer, mais cette fois-ci dans le sein gauche. Ça a été radical, je suis passée d’une femme coquette à une femme complètement repliée sur elle, avec une baisse de l’estime de soi, et plus le goût de vivre. Pour moi, ma vie est foutue, c’est fini, souffle-t-elle. Donc comment peut-on chiffrer ça ? »

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Mama Tupuai a fêté ses 100 ans

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

6ème vol de continuité territoriale : 115 personnes de retour au...

Le sixième vol de continuité territoriale, assuré par Air Tahiti Nui, a atterri hier soir, à l’aéroport de Tahiti Faa’a, en provenance de Paris-CDG. À son bord, se trouvaient 115 personnes dont des résidents confrontés à de graves difficultés, des évasanés ainsi que leurs accompagnateurs d’Europe assistance, et des personnels soignants. Ils ont tous été testés négatifs au coronavirus, 72 heures avant leur départ.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV