mardi 24 novembre 2020
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Des familles revendiquent les terres du marae Arahurahu

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Une cinquantaine de personnes s’est installée sur le parking du site depuis le début du mois de juin. Ils sont soutenus par le Polynesian Kingdom of Atooi, une nouvelle monarchie auto-proclamée.

Publié le 23/07/2020 à 15:50 - Mise à jour le 24/07/2020 à 16:37
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Une cinquantaine de personnes s’est installée sur le parking du site depuis le début du mois de juin. Ils sont soutenus par le Polynesian Kingdom of Atooi, une nouvelle monarchie auto-proclamée.

Ils se disent les descendants de Tumahitia a Tarano, dit Papai, propriétaire du domaine en 1852 selon leur arbre généalogique. Ces revendiquants occupent le parking du marae Arahurahu. Et selon eux, 36 hectares, de la mer jusqu’à la montagne, appartiennent à leur branche familiale.

« J’ai là, sur moi, tous les actes de vente, les titres de propriété… Aujourd’hui, le marae s’appelle Fare Ura, avant, c’était le marae Arahurahu qui a été reconnu par le gouvernement » explique Patrice Teinauri, revendiquant du marae.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Ces familles se sont installées dans un campement de fortune et laissent l’accès libre aux visiteurs. Le site archéologique reconstitué en 1953 est géré par le service du tourisme. Des spectacles sont prévus dès le mois d’octobre organisés par le Conservatoire artistique de la Polynésie française (CAPF). Le pays a lancé une procédure en justice demandant leur expulsion.

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Du côté de la mairie, on surveille aussi de près cette occupation. « Je leur ai recommandé de rester dans le calme, car au moment où les comportements vont changer, je prendrai les moyens coersitifs qui relèvent de ma compétence pour pouvoir sévir » déclare Antony Géros, maire de Paea.

« Nous avons transmis l’ensemble des éléments en notre possession, c’est-à-dire le constat d’huissier que nous avons réalisé dès que nous avons eu vent de cette histoire. Nous les avons transmis au secrétariat général du gouvernement. Ce dernier doit solliciter une procédure d’expulsion auprès du tribunal. (…) Le ministère a eu l’occasion d’en parler avec les protagonistes, la réunion s’est passée de manière cordiale, mais chacun campe sur ses positions. Et eux se revendiquent propriétaires du marae. (…) Pour l’instant, nous attendons la décision du tribunal, mais effectivement, en terme d’images, c’est pas ce qu’on attendait » ajoute Bruno Jordan, chef du service du tourisme.

Persuadés du bien fondé de leurs documents, ces familles sont soutenues par « Miko » Pouira Krainer, personnage charismatique de cette monarchie auto proclamée, membre du gouvernement souverain Polynesian Kindgom of Atooi.

Dans leur projet, les occupants souhaitent édifier des fare. Ils ne comptent donc pas quitter les lieux de sitôt.

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