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Chantal Galenon : “sauvons nos femmes en instruisant”

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La journée internationale des droits de la femme sera célébrée en Polynésie les 8, 9 et 10 mars. Chantal Galenon, présidente du Conseil des femmes et invitée de notre JT lundi soir, nous en dit plus.

Publié le 02/03/2021 à 10:56 - Mise à jour le 02/03/2021 à 10:56
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La journée internationale des droits de la femme sera célébrée en Polynésie les 8, 9 et 10 mars. Chantal Galenon, présidente du Conseil des femmes et invitée de notre JT lundi soir, nous en dit plus.

Tout d’abord un mot sur ces violences psychologiques qui seraient constatées de plus en plus par les services sociaux ?
“[…] Ce qui est important aujourd’hui, c’est de se dire que la violence conjugale existe et que nous en sommes conscients au niveau du Conseil des femmes et nous luttons quotidiennement contre cela”.

Justement, vous luttez quotidiennement au travers de 16 associations qui regroupent le Conseil des femmes, dont le centre Pu O te Hau où des travaux d’extensions doivent voir le jour. L’inauguration fera entre autres partie des événements organisés lors des journées de la femme ?
“Tout à fait. En fait, c’est la première partie de notre projet puisque nous voulons construire un centre de la femme pour aider justement ces mamans, ces femmes, ces jeunes filles […]. Essayons de regarder plus loin, essayons de sauver nos filles, sauvons nos femmes en instruisant, en apportant de l’éducation. Cette année, nous avons décidé de travailler avec des peintres parce que nous sommes conscientes que la culture est importante. […] La conseil des femmes a décidé aussi de travailler avec les filles du centre des métiers d’art pour avoir un projet avec ces jeunes filles”.

Il y aura également des ateliers. Ils seront sur quelles thématiques ?
“[Il s’agit de] stands pédagogiques, des stands d’information pour toutes les femmes. Nous aurons aussi les trophées du cœur, 8 trophées que nous attribuerons à des femmes méritantes. […] Nous allons donner ce trophée du cœur à des femmes extraordinaires de notre fenua”.

Le Conseil des femmes doit se déplacer prochainement dans les Australes. Il est essentiel pour vous d’aller à la rencontre des femmes des îles éloignées ?
“Oui tout à fait. Depuis quelques années, nous sommes allées aux Tuamotu, aux Iles Sous-le-Vent, aux Marquises il y a deux ans. L’année dernière, nous n’avons pas pu nous déplacer, cette année nous ferons 4 îles. Il est important pour nous d’avoir ces échanges. Sachez que pour moi, c’est un beau combat car ces femmes sont des modèles. Je les appelle des ‘aito parce que chez elles, ce sont elles qui dirigent. […] C’est quelque chose d’exceptionnel”.

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