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Cas de covid-19 à bord du Paul Gauguin : l’image de la croisière est-elle ternie ?

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Le marché de la croisière tangue à cause de la pandémie. Avec le premier cas de Covid-19 confirmé à bord du Paul Gauguin, de la compagnie française Ponant, c’est un moteur clef de l’économie locale qui est directement impacté, 15 jours à peine après la réouverture des vols commerciaux.

Publié le 03/08/2020 à 17:48 - Mise à jour le 03/08/2020 à 17:48
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Le marché de la croisière tangue à cause de la pandémie. Avec le premier cas de Covid-19 confirmé à bord du Paul Gauguin, de la compagnie française Ponant, c’est un moteur clef de l’économie locale qui est directement impacté, 15 jours à peine après la réouverture des vols commerciaux.

Seuls le Paul Gauguin et l’Aranui V ont proposé des croisières dès la mi-juillet. Alors que la reprise d’activité dépend de leur capacité à rassurer leur clientèle, la compagnie Ponant, propriétaire du Paul Gauguin et qui jouit d’une belle réputation, est confrontée au Covid-19.

L’Aranui V doit partir samedi en direction des Marquises avec 77 passagers. La procédure d’embarquement est stricte. « Il y a le test covid à 72 heures avant le départ. Et à notre initiative, nous allons aller à l’aéroport avec une infirmière rencontrer nos passagers et leur faire un test à jour-J, plus le test à J+4 que le Pays impose », nous expliquait samedi, à l’occasion d’une journée porte ouverte à bord de l’Aranui V, Romina Wong, attachée de direction Aranui Cruises.

Les autorités ont annoncé ce lundi soir qu’un nouveau test obligatoire sera mis en place pour les croisiéristes à l’embarquement dans le navire.

Cette première alerte à bord d’un bateau de croisière en Polynésie mettra-t-elle en suspens ce secteur clé du tourisme ? Le Paul Gauguin débutait son circuit autour des îles Sous-le-Vent. Il a fait demi-tour après son escale à Bora Bora. Le bateau est immobilisé au quai de Papeete. Quand reprendra-t-il le large ? La croisière séduira-t-elle encore les touristes ?

Sur la Perle du Pacifique, les professionnels disent être préparés à travailler malgré le risque. « On savait que ce jour allait arriver, affirme Rainui Besineau, président du comité du tourisme de Bora Bora. Donc nous nous sommes donné les moyens de travailler en respectant les mesures barrières, la distanciation sociale, des protocoles sanitaires que l’on applique dans chaque activité. Des référents sanitaires vont être positionnés dans les zones les plus fréquentées de l’île comme la plage de Matira, l’aéroport, l’artisanat, le quai de Fariipiti et puis d’autres encore. »

Vingt-cinq compagnies maritimes de croisière passent par la Polynésie depuis 2 ans. C’est près de 1 000 escales par an. Malgré la crise sanitaire, certaines ont annoncé leur intention de voguer encore sur les eaux polynésiennes dès le 3e trimestre.

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