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33 tonnes de matériels de première urgence au fenua

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33 tonnes de matériels de première urgence ont été acheminés au fenua. Actuellement stockés dans un hangar de l’armée à Sainte Amélie, ces matériaux seront gérés par la Croix-Rouge, une association agréée de sécurité civile.

Publié le 07/07/2020 à 16:59 - Mise à jour le 07/07/2020 à 17:09
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33 tonnes de matériels de première urgence ont été acheminés au fenua. Actuellement stockés dans un hangar de l’armée à Sainte Amélie, ces matériaux seront gérés par la Croix-Rouge, une association agréée de sécurité civile.

Face à la multiplication des crises, catastrophes naturelles et climatiques notamment, le centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, a positionné à Papeete un stock régional de matériels humanitaires. Ces moyens sont destinés à apporter une réponse humanitaire d’urgence dans le Pacifique Sud.

Si les autres pays et territoires d’outre-mer bénéficient déjà de ces moyens, la Polynésie est le dernier territoire à en être équipé.

(Crédit photo : Présidence de la Polynésie française)

Hébergé sur un site des Forces armées en Polynésie française (zone militaire de Sainte Amélie), ce stock est immédiatement mobilisable en cas de demande d’assistance émise par un pays de la zone Pacifique.

Il est composé de matériel d’urgence, non périssable, pour environ 2 500 personnes -soit 500 familles environ : tentes, bâches, kit de cuisine, kit d’outils. Sur ce même site, se trouve également un stock complémentaire d’équipements de secours spécialisés de la direction de la protection civile (DPC) du Haut-Commissariat de la République en Polynésie française (groupes électrogènes, éclairage, stations de potabilisation, matériels de sauvetage et de déblaiement….). Le matériel a été acheminé avec le concours de la Fondation CMA-CGM dans le cadre d’une convention de partenariat avec le CDCS.

« Cela peut être utilisé pour la Polynésie, pour notre territoire, s’il devait y avoir des problèmes climatiques, mais on peut aussi l’utiliser pour les pays avoisinants. Il était important qu’on puisse avoir ce type d’appui. (…) On en avait besoin sur notre territoire » a expliqué Dominique Sorain, Haut-commissaire de la République en Polynésie.

L’ensemble de ce stock de matériels humanitaires en Polynésie française représente une valeur de près de 36 millions de Fcfp financés par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Ce stock humanitaire vient compléter le dispositif mis en place par le CDCS qui dispose maintenant de quatre sites : en Île-de-France, en Guadeloupe, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.

Parallèlement, dans l’Océan Indien, le CDCS s’appuie sur le dispositif de la plateforme d’intervention régionale de l’Océan Indien (PIROI) de la Croix-Rouge française situé à la Réunion.

Les réponses d’urgence de la France dans le Pacifique Sud interviennent dans le cadre opérationnel de la déclaration d’intention FRANZ (France, Australie, Nouvelle-Zélande). Elles sont effectuées en coordination avec les Hauts commissariats de la République en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, les forces armées françaises dans le Pacifique Sud, les délégations territoriales de la Croix-Rouge française en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie et le soutien de l’Union européenne.

Depuis 2017, le CDCS est intervenu à huit reprises dans le cadre de déploiement d’aide humanitaire d’urgence en direction des pays des zones Caraïbes, de l’Océan indien et du Pacifique :
– à la Dominique en septembre 2017 (ouragan Maria) ;
– aux Iles Tonga en février 2018 (cyclone Gita) ;
– en Papouasie Nouvelle-Guinée en mars 2018 (tremblement de terre) ;
– au Vanuatu en mai et septembre 2017 et en avril 2018 (éruption volcanique) ;
– au Mozambique en mars 2019 (cyclone Idai) ;
– à Madagascar en janvier 2020 (inondations) ;
– au Vanuatu et aux Fidji en avril 2020 (cyclone Harold).

Créé en 2008, le Centre de crise et de soutien assure la protection des ressortissants français à l’étranger en période de crise. Il a également pour mission de coordonner l’aide humanitaire d’urgence mise en place par l’État. Le CDCS intervient en situation de crise mais également en amont de celles-ci avec des missions d’anticipation, de préparation, de veille et d’alerte.

FRANZ, un partenariat entre la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande

Signé en 1992, ce dispositif permet la coordination de l’aide française, australienne et néo-zélandaise au profit des États insulaires du Pacifique Sud lors de catastrophes naturelles. Il s’est imposé comme un outil efficace, alors que la fréquence et l’intensité des catastrophes s’accroissent en raison des bouleversements climatiques dont ces États sont les premières victimes. Depuis sa création, et grâce aux moyens de projection des forces armées françaises en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la France a participé à de nombreuses opérations d’assistance dans la zone Pacifique : Fidji, Vanuatu, îles Salomon, Papouasie Nouvelle-Guinée, Tonga, Tuvalu ou encore aux îles Cook.

REPORTAGENaea Bennett

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