lundi 25 mai 2020
A VOIR

|

15 000 flacons de gel hydroalcoolique fabriqués en urgence au fenua

Publié le

Depuis une dizaine de jours, le pays n’a plus de solutions et gels hydroalcooliques. Le Laboratoire de Cosmétologie du Pacifique Sud, seul organisme à pouvoir produire de l’éthanol en quantité suffisante, a été réquisitionné pour en fabriquer en urgence. Les équipes de cet institut situé à Papara travaillent d’arrache-pied, même de nuit, pour pouvoir livrer dès lundi 15 000 flacons.

Publié le 22/03/2020 à 17:29 - Mise à jour le 22/03/2020 à 17:30
Lecture 2 minutes

Depuis une dizaine de jours, le pays n’a plus de solutions et gels hydroalcooliques. Le Laboratoire de Cosmétologie du Pacifique Sud, seul organisme à pouvoir produire de l’éthanol en quantité suffisante, a été réquisitionné pour en fabriquer en urgence. Les équipes de cet institut situé à Papara travaillent d’arrache-pied, même de nuit, pour pouvoir livrer dès lundi 15 000 flacons.

Le Laboratoire de Cosmétologie du Pacifique Sud est le seul institut sur le territoire à être doté d’une machine à purifier l’alcool et à distiller de l’éthanol à 96%. Éthanol nécessaire à la fabrication des gels et solutions hydroalcooliques selon les normes en vigueur de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale.

« On arrive à faire 100 litres par jour d’un alcool qui est propre à la désinfection, explique Olivier Touboul, le directeur du laboratoire. C’est un alcool à 96 qui est pur en éthanol et on ne retrouve pas d’autre alcool à côté. Donc il est adapté à l’utilisation. »

Les premières difficultés rencontrées à la fabrication de ces solutions sont les étiquettes de composition et l’obtention d’alcool brut, importés ou distillés sur le territoire.

« On a obtenue grâce à la générosité de la Brasserie du Pacifique 2000 litres d’alcool qui vont être purifiés au travers de notre process, poursuit Olivier Touboul. On a réussi à avoir de la part de Manutea, à Moorea, 650 litres d’alcool. Et grâce à la société Médipac, on a un stock d’alcool qui nous permet de fournir tout de suite des moyens de protection au département de santé. Donc c’est la mobilisation de tous les industriels, distributeurs ou chaînes et acteurs de la santé qui vont permettre de résoudre cette problématique de protection dans le pays. »

Pas de répit pour les employés de cette société en cosmétiques mobilisés depuis 4 jours, 24h/24. Ils doivent fournir dès ce lundi 15 000 flacons de solution hydroalcoolique aux organismes de santé et pharmacies.

« On a une forme un peu plus moderne qui se met avec un gélifiant, qui s’appelle un gel et qui est beaucoup plus pratique à utiliser, confie Olivier Touboul. C’est le même type de produit. C’est vrai que le produit de l’OMS est un peu plus concentré, mais dès qu’on a 60% d’alcool à l’intérieur du produit, on a l’action de désinfection. Je tiens à mettre en garde surtout les consommateurs à veiller à ce qu’ils achètent un produit avec un minimum de 60% d’alcool à l’intérieur, et d’avoir une garantie que la qualité du produit est respectée. »

La désinfection des mains avec du savon ou des gels aseptisant, c’est l’un des meilleurs moyens avec le confinement pour éviter la contamination et une propagation du Covid-19. Mais si la crise tend encore à se développer au fenua, cette première livraison de produits désinfectant ne sera pas suffisante.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Covid-19 : toujours 60 cas en Polynésie, un nouveau...

Au 22 mai, il n’y a aucun nouveau cas confirmé de Covid-19 dans la population de la Polynésie française. Le bilan reste à 60 cas confirmés cumulés. Les 29 marins de l'Équateur, en transit, sans contact avec la communauté, et qui ont été dépistés positifs, ne s'ajoutent donc pas.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV