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Démission de Rohfritsch : un remaniement « pas à l’ordre du jour » déclare le président

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Le président du Pays Edouard Fritch était l'invité de nos journaux dimanche. Menace de grève, économie, démission du vice-président... il répondait aux questions de Sophie Guébel sur l'actualité du moment :

Publié le 07/09/2020 à 10:22 - Mise à jour le 07/09/2020 à 10:57
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Le président du Pays Edouard Fritch était l'invité de nos journaux dimanche. Menace de grève, économie, démission du vice-président... il répondait aux questions de Sophie Guébel sur l'actualité du moment :

Nous l’avons dit précédemment, malgré la crise, un salon du tourisme virtuel a été mis en place. Une bonne nouvelle pour les acteurs du tourisme, secteur durement touché par la crise. Dans votre plan de relance présenté mardi, vous misez beaucoup sur le Village tahitien. C’est selon vous ce qui va sauver le tourisme ? Qu’est-ce qui est prévu concrètement ?
« Je suis surpris de la réactivité de nos professionnels car c’est la première expérience en ligne et je crois que nos professionnels ont bien compris qu’aujourd’hui, les choses vont un peu changer. On va changer de méthode, on va changer d’approche, et ils l’ont intégré.
Effectivement maintenant, c’est au niveau des infrastructures qu’il faut qu’on aille un peu plus vite. Vous parlez du plan de relance mais aussi dans le plan de relance, il y a le Village tahitien. C’est important bien sûr pour la création d’emplois derrière mais il y a aussi, je crois qu’il est prévu environ 4 milliards pour que nous puissions faire la transition rapidement pour passer la 4G sur tous nos archipels, donc avoir du très haut débit de façon justement à permettre aux professionnels d’être en ligne en permanence et de pouvoir échanger avec l’extérieur. »

Les prestataires attendent des solutions à court et moyen termes. Ce sont lesquelles ?
« À court et moyen terme, ce sont les questions qui viennent d’être posées. On se plaint qu’il n’y a pas suffisamment de transports inter-îles. Air Tahiti par exemple ne va pas suffisamment, souvent, en particulier sur les Gambier, mais je crois et j’ai envie de leur dire que je pense qu’Air Tahiti est décidé à s’adapter mais Air Tahiti vient de reprendre de l’activité, vous avez vu que nous sommes passés de 10 vols à plus d’une quarantaine et je pense qu’ils passeront au régime normal d’ici la fin de l’année dès lors qu’il y a un surplus, des réservations qui viennent justifier la multiplication de ces vols. Il faut aussi dire que nous continuons nos aides en matière de structures touristiques, en particulier pour tout ce qui est structures chez l’habitant, donc la petite hôtellerie dans les archipels. Nicole Bouteau effectivement va disposer de crédits suffisamment importants pour qu’on se rééquipent bien, qu’on ai un produit qui soit un beau produit. »

Pour cette crise sanitaire, le second prêt de l’Etat pour l’Outre-mer dont la Polynésie, a été annoncé le 3 septembre à Paris. Est-ce que cela fait référence à cette dotation de solidarité nationale de 56 milliards que vous avez demandée ?
« Exactement, ce second prêt va s’inscrire dans les 56 milliards que nous avons annoncés en début de crise, ce qui correspond aux besoins effectifs du Pays. Ce que nous craignions le plus c’est d’être en manque de trésorerie. Vous savez que nous intervenons par le budget de fonctionnement du Pays, sur toutes les aides qui sont actuellement attribuées en matière de maintien de l’emploi, qui est une urgence pour nous. Maintien de l’emploi et sauvetage de l’entreprise. Rien que sur ces budgets, nous sommes à plus de 10 milliards aujourd’hui prévus d’ici la fin de l’année. Le second emprunt devrait venir conforter notre situation financière, en particulier la situation de la trésorerie du Pays. »

Des aides, on continue d’en parler : vous avez annoncé venir en aide à la perliculture et à la pêche, eux aussi durement touchés par la crise sanitaire. En plus du tourisme, 3 secteurs qui concentrent l’économie du Pays, c’est peu. Comment sortir de cette fragilité aujourd’hui ?
« Cette crise nous a permis ce constat : la grande dépendance de l’activité économique du Pays, du tourisme jusqu’aux usines de fabrication de jus et autres. C’est la raison pour laquelle le vice-président Teva Rohfritsch a proposé que nous intervenions relativement fortement au niveau du secteur de la perliculture. Ils n’ont pas pu vendre de perles depuis pratiquement le mois de mars dernier. C’est-à-dire que ces personnes, ces entreprises, n’ont eu aucune recettes. Donc il faut effectivement que là, le Pays intervienne. Dans le plan de relance il est prévu d’ici la fin de l’année d’injecter 300 millions de Fcfp. Et surtout derrière, de prévoir des mesures pour prendre en charge le personnel puisque le personnel dans les fermes perlières est important. Et ceux là ne sont pas payés aujourd’hui du fait que les perliculteurs n’ont pas de rentrée d’argent. Nous allons d’une façon sectorielle intervenir comme pour la pêche. Au niveau de la pêche aussi, vous imaginez bien que le avions ayant été retenus au sol, nous n’avons plus fait d’exportation de pêche. Tout la consommation a été concentrée sur le plan local, et aujourd’hui il y a des excédants importants (…) Donc nous allons aussi à ce niveau-là intervenir et je crois qu’effectivement, il faudra diversifier fortement notre activité si on ne veut plus retrouver le scénario du mois de mars dernier. »

Alors Edouard Fritch, vous avez été beaucoup critiqués sur la gestion de la crise. La menace de grève générale plane depuis quelques jours. Concrètement, les syndicats de travailleurs vous reprochent de ne plus assurer la sécurité sanitaire. Qu’est-ce que vous leur répondez ce soir ?
« Je pense qu’ils exagèrent un peu en disant cela. Vous savez, je suis responsable de ce Pays, je suis président du gouvernement de la Polynésie française. Je ne peux pas ne pas m’occuper de mes compatriotes, de mes Polynésiens. Bien sûr que nous avons pris toutes les mesures avec le haut-commissaire depuis le 20 mars dernier, pour protéger la Polynésie française. Mais vous comprendrez bien que depuis le 1er juillet, il a fallut que nous commencions à ouvrir nos frontières du fait que derrière couvait une crise sociale. La crise sociale, elle est là et elle est importante puisque plus de 20 000 emplois sont aujourd’hui menacés. je ne pouvais pas non plus fermer les yeux sur la possibilité de relancer rapidement notre économie. Je pense que là, les syndicats de salariés ou de patrons devraient saluer ce geste-là. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, la question se pose, compte-tenu du fait qu’il y a une propagation importante du virus. »

Est-ce que le système de dépistage actuel est efficace ?
« Le système de dépistage : nous avons retenu les meilleurs. Je pense que le ministère de la Santé, comme le PC crise, comme l’ILM, comme le CHPF, font convenablement leur travail. C’est bien ce qu’ils font. Je pense qu’ils sont consciencieux au boulot. La question qui se pose c’est sur le nombre de dépistages car effectivement, il y a un mois, j’avais demandé au ministre de la Santé d’ouvrir un second centre de dépistage qui serait le centre hospitalier de Taaone. Et de prévoir un troisième pour Tahiti iti. Et c’est les approches qu’il y a aujourd’hui avec l’Ifremer qui a semble-t-il des machines qui nous permettent de faire ces dépistages. Est-ce que ça va être la bonne solution ? Aujourd’hui ce covid on le connait bien comme on ne le connait pas très bien puisqu’il nous crée des surprises à chaque fois. On me reproche, et je suis là pour ça, les gens ne peuvent pas dire « Edouard merci merci », il y a toujours des critiques. Je les entends, j’essaie de les interpréter. J’essaie d’en tenir compte, mais vous savez que mon travail c’est quand même de protéger une grande majorité. Je réponds en fonction de la majorité des populations qui sont actuellement touchées par ce covid. »

Demain vous recevez ces partenaires sociaux, patronats et syndicats des salariés. les syndicats de l’éducation ont également déposé un préavis de grève. Est-ce qu’ils seront invités également dans ces rencontres ?
« Nous avons jusqu’à vendredi puisque nous étions en réunion jeudi avec le haut-commissaire et vendredi je les ai revus. Je vais les revoir demain (ce lundi, NDLR) pour deux sujets importants : un, effectivement, c’est le problème de la sécurité sanitaire de nos populations, que faut-il faire pour qu’elle soit optimale, et à l’école, je crois bien sûr que là Nicole Bouteau invitera l’ensemble des syndicats et à l’école et dans les populations. C’est la première question. Je me fie beaucoup aux spécialistes : il y a des médecins, il y a des épidémiologistes. c’est eux qui doivent aussi nous conseiller, nous dire quelle serait la meilleure solution pour contenir cette crise. la deuxième chose c’est Quid des personnes contact ? Parce qu’on s’est rendu compte que les personnes contact ont joué un rôle très important dans la prolifération du virus dans notre Pays. Comment faut-il les confiner au travail, par le télétravail, ou est-ce qu’il faut prendre en charge leur salaire ? La question elle est là. »

Dans l’actualité il y a également la démission du vice-président et du ministre de l’Economie et des Finances Teva Rohfritsch. Qui pour le remplacer ?
« C’est difficile de remplacer un Teva Rohfritsch. C’est un garçon qui a été d’abord courageux, qui n’a pas voulu que les élections soient entachées d’irrégularités, c’est la raison pour laquelle il a quitté le gouvernement. C’est un garçon qui est loyal, qui est très compétent donc voilà. J’essaie de trouver la personne (…) Je reviendrais pour vous dire le nom dans la semaine. »

C’est vous qui prendrez ses porte-feuilles en attendant ?
« Je prends ses porte-feuilles en attendant. On se répartira avec Teari Alpha qui prendra l’économie bleue. »

Est-ce qu’il y a d’autres changements à prévoir au gouvernement ?
« Pour l’heure non, ce n’est pas à l’ordre du jour »

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