lundi 1 mars 2021
A VOIR

|

Trois ans de prison ferme pour des atteintes sexuelles sur sa nièce de 13 ans

Publié le

Un homme de 39 ans a été condamné ce mardi matin à 3 ans de prison ferme. Il avait eu deux relations intimes avec sa nièce âgée de 13 ans en juillet 2018. Un jeune âge et un lien familial qui ne lui posaient pas de problème, l’homme se disant "amoureux" de l’adolescente. Il aura interdiction de s’approcher d’elle à sa sortie de prison.

Publié le 17/12/2019 à 14:56 - Mise à jour le 17/12/2019 à 16:01
Lecture 2 minutes

Un homme de 39 ans a été condamné ce mardi matin à 3 ans de prison ferme. Il avait eu deux relations intimes avec sa nièce âgée de 13 ans en juillet 2018. Un jeune âge et un lien familial qui ne lui posaient pas de problème, l’homme se disant "amoureux" de l’adolescente. Il aura interdiction de s’approcher d’elle à sa sortie de prison.

« Je suis amoureux d’elle et je sais qu’elle aussi. Je l’aime vraiment.«  C’est ce qu’avait déclaré l’homme de 39 ans lors de sa garde à vue à la gendarmerie, en juillet 2018.

Quelques jours plus tôt, il avait eu par deux fois des rapports avec sa jeune nièce de 13 ans, qu’il avait attirée dans une chambre. Mais si l’adolescente décrite comme fragile n’avait pas résisté, c’était parce qu’elle était tétanisée par la peur, avait-elle dit.

Le trentenaire, lui, n’aurait rien perçu de tout ça. Et ne voyait pas où était le mal. Peut-être du fait de son quotient intellectuel, situé bien en dessous de la moyenne.

« Il se voyait comme un jeune, il s’exprimait comme un jeune, explique son avocat, Me Huguet. Ses capacités d’élaboration de concept étaient celles d’une personne particulièrement immature. Ce n’est pas ce qui l’a choqué. Pour lui la relation était interdite du fait du lien familial qui pouvait exister, de cette proximité, mais pas du fait de la différence d’âge. »

Placé en détention provisoire depuis le début de l’enquête, l’homme a été reconduit à la maison d’arrêt pour y purger les 3 ans de prison auxquels le tribunal l’a finalement condamné. Selon son avocat, les rencontres avec les psychologues de Nuutania lui ont aujourd’hui permis de prendre la mesure de ses actes.

« Il a pris conscience de l’interdit, de la valeur de la loi, poursuit le conseil. Il nous a dit qu’il ne recommencerait pas, et surtout il s’engage à laisser tranquille la victime. Pendant la durée de son sursis mise à l’épreuve, il n’aura aucun contact avec elle, et il a compris que c’était important de la laisser se reconstruire toute seule de son côté et de vivre sa propre vie sans l’influencer d’aucune façon. »

Le trentenaire devra également verser 1,5 million de dommages et intérêts à sa jeune victime. Et son nom sera inscrit au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles.

infos coronavirus