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L’affaire du docker écrasé par un conteneur à la barre

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Au tribunal correctionnel ce mardi matin, l’affaire du docker écrasé par un conteneur à Motu Uta en juillet 2012. Poursuivies pour homicide involontaire, les deux sociétés d’aconage, Sat Nui et JA Cowan, se sont expliquées devant les juges.

Publié le 07/06/2022 à 18:07 - Mise à jour le 08/06/2022 à 9:00
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Au tribunal correctionnel ce mardi matin, l’affaire du docker écrasé par un conteneur à Motu Uta en juillet 2012. Poursuivies pour homicide involontaire, les deux sociétés d’aconage, Sat Nui et JA Cowan, se sont expliquées devant les juges.

Les faits remontent au 3 juillet 2012 : le visage du grutier à la manœuvre ce jour-là est encore marqué par le drame. Mal fixé avant le retrait de la grue, un conteneur perd l’équilibre, venant s’écraser sur un employé. Une erreur de manutention et une faille dans la sécurité que les avocats de la défense n’ont pas manqué de souligner. “Le seul donneur d’ordres des opérations de manutention qui ont eu lieu le soir de l’accident mortel étaient la société Cowan. Il n’y avait pas au même une intervention de la société Sat Nui. Et au-delà de ça, je l’indiquerai lors des plaidoiries, il n’y a absolument aucun texte qui a été pris en Polynésie par l’Assemblée et le Conseil des ministres, qui oblige les aconiers à se soumettre à ces dispositions de la coactivité” a indiqué maître Vaitiare Algan, avocate de la société JA Cowan.

Autre grief retenue contre les deux sociétés d’aconages impliquées : l’absence de réglementation de coactivité. Une disposition qui permet de mieux appréhender et gérer la sécurité lorsque plusieurs sociétés interfèrent sur le même site. “La coactivité, c’est ce qu’on voit essentiellement dans le secteur du bâtiment, c’est lorsqu’il y a deux entreprises dont les activités sont différentes et qui interviennent de manière simultanée dans un même endroit, évidemment, ça parait assez cohérent qu’il est nécessaire dans ce cas-là de prévoir des règles de coordination communes pour éviter par exemple que le plombier s’emmêle les pinceaux avec l’électricien et que cela conduise à un simple accident ou alors un accident mortel” précise Me Algan.

Le procureur a requis six mois de prison et 700 000 Fcfp d’amende contre le grutier, 3 millions de Fcfp contre les sociétés d’aconages, et une amende de 500 000 Fcfp contre l’ancien directeur de Sat Nui. Le délibéré sera rendu le 21 juin.

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