mardi 14 juillet 2020
A VOIR

|

À cause de faux, Coco Taputuarai retarde le projet de Hao de plusieurs années

Publié le

Coco Taputuarai a été condamné ce mardi à 3 ans de prison avec sursis par le tribunal pour faux et usage de faux. L’entrepreneur avait obtenu un important marché à Hao dans le cadre du projet chinois de ferme aquacole. Mais il a produit des plans frauduleux. Résultat des courses selon l’avocat des investisseurs chinois : trois ans de retard dans les travaux et de l’argent perdu.

Publié le 25/02/2020 à 15:39 - Mise à jour le 25/02/2020 à 18:54
Lecture 2 minutes

Coco Taputuarai a été condamné ce mardi à 3 ans de prison avec sursis par le tribunal pour faux et usage de faux. L’entrepreneur avait obtenu un important marché à Hao dans le cadre du projet chinois de ferme aquacole. Mais il a produit des plans frauduleux. Résultat des courses selon l’avocat des investisseurs chinois : trois ans de retard dans les travaux et de l’argent perdu.

Coco Taputuarai a-t-il, à lui seul, retardé l’avancée de la construction de la ferme aquacole ? C’est ce que soutient l’avocat de la société Tahiti Nui Ocean Foods.

L’entrepreneur avait obtenu un important marché sur la phase 1 du projet : des travaux d’étude destinés à obtenir les premiers permis de construire du service de l’Urbanisme.

Il avait fait appel à un architecte pour réaliser les plans. Mais au bout de quelques mois, celui-ci avait cessé sa collaboration car il n’était pas rémunéré. Or 16 plans sont revenus du service de l’Urbanisme pour complément d’information. Ils ont fait l’objet de quelques modifications, puis ont été renvoyés à l’Urbanisme avec de nouveau le cachet de l’architecte. Sauf que ce dernier ne les avait jamais validés.

Au final, Coco Taputuarai se retrouve à la barre du tribunal et les investisseurs chinois ont perdu du temps.

« Il a fallu refaire tous ces plans et aujourd’hui, plus de trois ans après, les plans ont été rectifiés et les autorisations données, explique Me Jourdainne, l’avocat des investisseurs. Mes clients, qui avaient confiance en les entreprises locales, ce sont aperçus au fur et à mesure de l’avancée du dossier de cette absence de professionnalisme de l’entrepreneur. »

Le principal intéressé, lui, se défend d’avoir retardé le projet et charge les investisseurs. 

« Le chantier n’a pas eu de retard, c’est en fait les Chinois qui ont retardé sciemment le chantier, déclare Coco Taputuarai. Je ne sais pas s’ils ont de l’argent pour continuer Hao, c’est ça le gros problème. Ils ont démarré normalement au mois de juin l’année dernière pour les travaux de terrassement. Pourquoi ils n’ont pas continué ? Qu’est-ce qui se passe ? »

Pour ce qui est du faux, l’avocat de l’entrepreneur a assuré que son client n’avait pas d’intention frauduleuse, mais qu’il n’était tout simplement pas à la hauteur.

« J’ai plaidé la bonne foi d’abord, l’incompétence étant accessoire car il a été très compétent dans ses activités parce qu’il s’entourait de gens compétents, assure Me Des Arcis. C’est le jour où il a été entouré de gens incompétents et malhonnêtes qu’il a commencé à avoir des problèmes. »

Dans ses réquisitions, le procureur a fustigé un « entrepreneur rapace » qui a fait preuve d’un « manque total de professionnalisme »

Pour ces faux et leur usage, Coco Taputuarai a finalement écopé de 3 ans de prison avec sursis et d’une interdiction à vie d’exercer. Il devra également rembourser 50 millions de francs qu’avait versé Tahiti Nui Ocean Foods à sa société.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Après un défilé du 14-Juillet sous le signe du...

Masque obligatoire dans les lieux clos à partir du 1er août, plan de relance industriel et écologique, priorité aux jeunes : Emmanuel Macron a décliné mardi plusieurs mesures face à la crise économique et sanitaire, après avoir présidé une cérémonie du 14-Juillet au format réduit.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV