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Tourisme : reprise des vols au 1er juillet et couloir sanitaire

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Deux hôtels en passe de fermer (l’Intercontinental de Moorea et le Méridien de Bora Bora), des milliers de professionnels inquiets, mais aussi des pistes pour sortir de la crise : synthèse du débat proposé jeudi soir sur TNTV

Publié le 29/05/2020 à 0:19 - Mise à jour le 29/05/2020 à 9:29
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Deux hôtels en passe de fermer (l’Intercontinental de Moorea et le Méridien de Bora Bora), des milliers de professionnels inquiets, mais aussi des pistes pour sortir de la crise : synthèse du débat proposé jeudi soir sur TNTV

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Publiée par TNTV Tahiti Nui Télévision sur Jeudi 28 mai 2020

Comment sauver le tourisme polynésien ? Vaste question dont l’enjeu dépasse largement le monde du tourisme… puisque toute l’économie du fenua se fonde sur ce secteur.

L’idée la plus novatrice proposée jeudi est ce « couloir sanitaire » qui permettrait de relancer les activités touristiques dans les îles les plus affectées par la crise, comme Bora Bora. En clair, les touristes iraient jusqu’à Bora Bora, et y resteraient tout leur séjour, sans aucun contact avec les autres îles en dehors de Tahiti. « C’est techniquement envisageable » estime Manate Vivish, le directeur d’Air Tahiti. La moitié du gouvernement sera à Bora Bora ce vendredi, avec le Haut-commissaire, pour envisager cette solution, demandée par le maire Gaston Tong Sang.

Un « couloir sanitaire » vers les îles les plus touristiques ?

Si elle est validée, elle pourrait s’étendre à quelques autres îles… avec une gestion très fine de la balance entre risque sanitaire et risque économique et social. Il faudrait ainsi que les îles choisies accueillent des touristes, mais se ferment au reste de la Polynésie, pour éviter toute contamination massive en cas de réintroduction du virus.

Matthieu Bechonnet, le directeur général d’ATN, ne semble croire qu’à moitié à cette solution pour le moment centrée sur Bora Bora : « la Polynésie, c’est une interdépendance » assure-t-il, précisant que seuls « 5 à 10%  des touristes » se contentent de Bora Bora lorsqu’ils viennent en Polynésie. « Ca ne correspondra pas à tous les marchés, notamment le marché européen qui ne viendra pas en Polynésie pour rester à Bora Bora » renchérit Christophe Guardia, directeur du Tahiti Pearl Beach Resort et co-président du Conseil des Professionnels de l’Hôtellerie.

« Bora Bora ne vit que du tourisme, il n’y a pas d’agriculture, il n’y a pas d’autre activité ; 2200 emplois sont concernés à Bora Bora et la plupart sont dans les structures hôtelières » a justifié Nicole Bouteau. D’autres îles, comme Tetiaroa ou Rangiroa par exemple, pourraient suivre le même chemin.

ATN préfère voir plus loin, en misant sur le recul entamé par l’épidémie dans les grands marchés émetteurs, et sur des tests Covid plus fiables. A plus long terme, la compagnie locale souhaite aussi se tourner davantage vers l’Asie, pour moins dépendre du marché américain.

Une offre « Fetii » pour doper le tourisme intérieur

Le directeur de la compagnie inter-île, Manate Vivish, a annoncé de nouvelles offres locales, « Fetii », qui permettront de visiter la famille dans les îles avec des réductions de 45 à 50%. Elles seront proposées très bientôt et le nombre d’îles desservies passera dès juin de 10 à 19.

Si quelqu’un croit à l’efficacité du tourisme intérieur, c’est bien Melinda Bodin : « Au lieu de dépenser 10 milliards à l’extérieur, on va dépenser 10 milliards ici ! » s’est exclamée la présidente de l’association du Tourisme authentique, qui représente plus de 360 pensions et prestataires.

Un tourisme « entre Polynésiens » qui ne peut suffire aux hôtels de luxe : « En-dessous de 50% d’occupation, un hôtel n’est pas rentable » affirme Christophe Guardia.

Choisir entre la quatorzaine et les touristes…

Tous s’accordent enfin sur un point : le tourisme ne pourra reprendre si la quatorzaine est maintenue en l’état. Une évidence pour Bud Gilroy, le représentant du tourisme de croisière : 60% des croisiéristes sont américains et ne viennent que pour sept jours.

Les compagnies aériennes reprendront leurs vols début juillet. Comme Nicole Bouteau, elles souhaitent agir « avec agilité », « par paliers », en fonction de l’épidémie. Et avec optimisme : dans la pandémie, la Polynésie peut être « une destination refuge » selon Nicole Bouteau.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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