jeudi 23 septembre 2021
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Crise sanitaire : une demi-mesure peut-elle suffire à inverser les courbes ?

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Au vu de la situation sanitaire, peut-on se contenter de demi-mesures pour contenir l’épidémie ? Ou faut-il faire des choix difficiles et restrictifs ? Quelles décisions attendent les forces vives de la part des autorités ? Réponses dans cet article.

Publié le 09/08/2021 à 18:26 - Mise à jour le 10/08/2021 à 10:51
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Au vu de la situation sanitaire, peut-on se contenter de demi-mesures pour contenir l’épidémie ? Ou faut-il faire des choix difficiles et restrictifs ? Quelles décisions attendent les forces vives de la part des autorités ? Réponses dans cet article.

Alors que la situation sanitaire s’est fortement dégradée ces derniers jours, et que les contaminations s’accélèrent à la vitesse de l’éclair, peut-on encore endiguer cette crise avec des mesures restrictives qui laissent une liberté de mouvement, ou doit-on envisager un confinement comme dans une partie des territoires ultra-marins actuellement ? Quelles perspectives à moyen terme, pour quelles conséquences ?

Cyril Le Gayic, représentant de la confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP), réclame des actions d’envergure et va jusqu’à approuver une remise en place du couvre-feu. “On attend beaucoup des autorités, on ne peut pas se contenter de “mesurettes”. Il faut agir parce que 1443 cas en 72 heures, dont 9 décès, c’est catastrophique. Le Haut-commissaire doit prendre de grandes mesures. On est opposé au confinement mais pour fermer la nuit, on est entièrement d’accord”.

Du côté du personnel médical, le couvre-feu oui, mais sous certaines conditions. “Concrètement pour aider le personnel […], c’est plus un filtrage des déplacements. […] C’est plus le confinement qu’il nous faut. Si on met un couvre-feu oui, à condition qu’il n’y ait pas de rentrée scolaire”, indique Mireille Duval, représentante syndicale CSTP-FO. Repousser la rentrée des classes tant que l’épidémie de covid n’est pas maîtrisée, une volonté également partagée par Cyril Le Gayic.

Autre attente de la CSIP : plus de rigueur vis-à-vis des contrôles des passagers arrivant au fenua. “Les autres mesures qu’on aimerait, ce serait un peu plus de sérieux lors des contrôles aux aéroports, parce que c’est catastrophique aussi, il y a du laisser-aller”, dénonce Cyril Le Gayic. “Ils ont permis de faire rentrer dans notre territoire (le variant Delta), ça veut dire qu’il y a eu quelque part du laisser-aller, de l’incompétence”.

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