mercredi 28 septembre 2022
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Cri d’alerte des éleveurs de porcs : Le Pays assure travailler sur le dossier

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Depuis hier, les éleveurs de porcs refusent de fournir l'abattoir de Papara, pour pousser le Pays à revaloriser le prix au kilo de la viande de porc. Interrogé, le ministre de l'Economie assure travailler sur une solution avec le ministère de l'Agriculture.

Publié le 26/04/2022 à 16:37 - Mise à jour le 26/04/2022 à 17:20
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Depuis hier, les éleveurs de porcs refusent de fournir l'abattoir de Papara, pour pousser le Pays à revaloriser le prix au kilo de la viande de porc. Interrogé, le ministre de l'Economie assure travailler sur une solution avec le ministère de l'Agriculture.

Depuis hier, les éleveurs de porcs ne livrent plus leurs bêtes à l’abattoir de Papara. Une décision qui vise à contraindre le Pays à revaloriser le prix au kilo de la viande de porc. Car entre la hausse des coûts des aliments destinés aux cochons — qui ont augmenté de 45 à 60% selon les éleveurs — et ceux du transport, les éleveurs estiment perdre jusqu’à 1,5 million de Fcfp par mois. Ils demandent une augmentation de 15% du prix du kilo de porc et de 30% pour les porcelets.

Pour tenter de trouver une solution, le ministère de l’agriculture — ministère de tutelle de la filière porcine — a saisi celui de l’économie et des finances. “Avec les équipes techniques, nous évaluons l’impact que cela peut avoir sur l’économie et surtout sur le coût de la vie de la population”, explique le ministre de l’Economie, Yvonnick Raffin. En discussion avec le ministre en charge de l’Agriculture, Tearii Alpha, il attend “de sa part une proposition d’arrêté de conseil des ministres […] avant une présentation en conseil des ministres qui j’espère interviendra très prochainement”.

Plusieurs leviers pourraient être envisagés, tels que des exonérations de droit d’entrée ou encore d’autres mesures fiscales spécifiques à la filière porcine. “Mais tout ça doit être inscrit dans un ensemble qui soit cohérent de manière à ne pas privilégier un secteur par rapport à un autre”, continue le ministre de l’Economie. D’autant que “le gouvernement soutient déjà leur activité. Il y a une subvention qui leur a été versée au titre de 2021 de 32 millions de Fcfp”, avance-t-il.

“Lorsqu’on utilise des deniers publiques, il nous faut avoir un support juridique qui vient appuyer cette demande”, ajoute Yvonnick Raffin qui attend de disposer “des bilans financiers des éleveurs” sur lesquels se baser pour peut-être “engager les finances publiques”.

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