dimanche 29 novembre 2020
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Papenoo théâtre de la levée des Pléiades

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Depuis près de 15 ans, l’association Hauruuru célèbre, selon les traditions, le passage dans la saison d’abondance.

Publié le 21/11/2019 à 16:00 - Mise à jour le 22/11/2019 à 10:18
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Depuis près de 15 ans, l’association Hauruuru célèbre, selon les traditions, le passage dans la saison d’abondance.

Levée des Pléiades à Papenoo

Ia 'oa 'oa I teie tau 'api ✨?Les matari'i i ni'a ont été célébrés à Papenoo ce mercredi soir ?Bienvenue en saison d'abondance ???Si vous n'avez pas eu la chance d'assister à la cérémonie : voici quelques morceaux choisis ⤵

Posted by TNTV Tahiti Nui Télévision on Thursday, November 21, 2019

Mercredi soir, la cérémonie des Matari’i i ni’a a rassemblé une centaine de personnes à l’embouchure de la Vaituoru. Elles ont assisté et participé aux déclamations, chants, danses, cérémonie du kava et brasier sur la plage.

« Matari’i i ni’a prend la suite de Matari’i i raro, explique Léone Teuira, présidente de Hauruuru. Ça n’a pas été une mince affaire à organiser. Petit à petit, nous espérons entrer dans la vie des gens en apportant non pas quelque chose de nouveau, mais le vécu de nos ancêtres.

Cette année, les îles ont aussi participé. Une petite équipe de Hauruuru est partie sur Aratika pour célébrer l’événement.

Le mana est toujours là. Il faut le respecter à chaque instant de notre vie.

A travers la cérémonie de ce soir on a voulu marquer cette transition. C’est la nouvelle année des Polynésiens. C’est aussi un changement de saison. Nous voulons aussi donner un peu aux gens le goût des produits saisonniers. Par exemple, là, nous allons avoir du uru à volonté. Et ce soir nous allons partager un repas ensemble comme le faisaient nos ancêtres. (…) A l’heure du digital… c’est précieux de ne pas oublier d’où l’on vient. Nous sommes à l’heure de la mondialisation. Mais ce type de cérémonie est un point de repère pour les jeunes. Il est nécessaire de revenir à l’essentiel. L’essentiel, pour nous, c’est la vie que cette terre nous donne. »

Dans le public, Dora Moarii explique : « J’essaie de participer chaque année. J’habite à côté. C’est l’occasion d’apprendre des histoires que l’on ne connaît pas toujours. C’est bien de savoir ce qu’il s’est passé avant. Là, on va avoir des mangues et des eina’a. Nous sommes contents d’en remanger ».


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