Hitiura Mervin écrit une histoire du Tiare Maurua

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Créé en 2015, Tamari’i Mahina a remporté quatre fois le 2ᵉ prix en catégorie tarava raromata’i. En 2018, il décroche la première place avec le thème « tiare ‘apetahi ». Cette année, le groupe de Mahina mise sur la fleur emblématique de Tahiti, qui serait à l’origine une fleur de Maupiti, « le tiare Maurua ».

Publié le 27/06/2023 à 11:25 - Mise à jour le 27/06/2023 à 11:27

Créé en 2015, Tamari’i Mahina a remporté quatre fois le 2ᵉ prix en catégorie tarava raromata’i. En 2018, il décroche la première place avec le thème « tiare ‘apetahi ». Cette année, le groupe de Mahina mise sur la fleur emblématique de Tahiti, qui serait à l’origine une fleur de Maupiti, « le tiare Maurua ».

C’est au centre des métiers d’art (CMA) que Hitiura Mervin, auteur et compositeur du groupe Tamari’i Mahina, exerce son métier d’enseignant de reo tahiti et de civilisations polynésiennes depuis 2019. Un métier qu’il aime et lui permet de travailler sur l’écriture avec les jeunes. Le plus difficile : « comprendre et réfléchir en tahitien » , explique-t-il, lui qui écrit pour la première fois pour un groupe de chant inscrit au Heiva i Tahiti.

« Les difficultés, c’est aussi sur la version de telle ou telle famille. Il nous faut choisir une version tout en respectant chaque famille. On reste véritablement dans ce que l’on appelle en tahitien le tura, le fa’atura, le respect » . 

Les chanteurs et chanteuses de Mahina ont accueilli le thème dans une ambiance bon enfant. « Les mots que j’ai mis sur la feuille prenne vie grâce à ce groupe, poursuit-il. Ils vont acclamer l’île de Maupiti et à l’intérieur, c’est un sentiment de satisfaction. Pas pour moi véritablement, mais pour ceux qui vont venir écouter » .

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Cheffe de groupe et maman de Hitiura, Moeata est fière de son fils. Selon elle, le manque d’auteur bilingue dans le milieu est criant. « Cette année, on n’avait pas d’auteur. On n’avait personne pour écrire notre texte, souffle-t-elle. Un matin, en allant à son travail, j’étais stressée, je n’avais personne pour écrire et à ce moment-là, il m’a dit « écoute maman, je vais écrire » (…) Il aime la culture, il fait beaucoup de recherche. C’est comme ça que j’ai accepté. J’ai eu confiance et aujourd’hui je suis heureuse » . 

Et Hitiura de conclure : « Il y en aura d’autres, j’espère. Pour Tamari’i Mahina, même si je ne suis pas l’auteur. J’espère quand même contribuer à ma manière pour que le groupe avance et surtout raconter à nos futures générations, à nos enfants« . 

77 choristes occuperont la scène de To’ata vendredi 30 juin à 20h, suivi de près par le groupe de chant Tamari’i Tuha’a pae no Mahina en catégorie Tarava Tuha’a pae sur Amaiterai, enfant de Ra’ivavae.

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