Nouvelle-Calédonie : l’État s’engage à tenir les élections européennes le 9 juin

Publié le

Le matériel de vote est arrivé en Nouvelle-Calédonie pour y permettre la tenue des élections européennes le 9 juin comme prévu, malgré les émeutes du mois dernier et les tensions politiques persistantes, a annoncé dimanche le haut-commissariat de la République.

Publié le 02/06/2024 à 16:09 - Mise à jour le 02/06/2024 à 16:09

Le matériel de vote est arrivé en Nouvelle-Calédonie pour y permettre la tenue des élections européennes le 9 juin comme prévu, malgré les émeutes du mois dernier et les tensions politiques persistantes, a annoncé dimanche le haut-commissariat de la République.

« Malgré le contexte particulier que connaît la Nouvelle-Calédonie, l’État s’engage pleinement pour que ces élections européennes se tiennent le dimanche 9 juin prochain sur l’ensemble du territoire », ont déclaré les services du représentant de l’État dans un communiqué.

« Le matériel de vote est arrivé et les préparatifs sont en cours pour son acheminement vers les communes. Les bureaux de vote sont en cours de recensement », ont-ils poursuivi.

« En cas de modification s’agissant de leur localisation, une communication dédiée des communes et des services de l’État sera effectuée avant la tenue du scrutin », a assuré le haut-commissariat.

Le Premier ministre Gabriel Attal a confirmé sur France 3 que les Néo-Calédoniens allaient pouvoir voter. « Tous les services de l’État sur place sont au travail » pour que les Néo-Calédoniens « puissent voter », a-t-il assuré, même si « la situation n’est pas redevenue normale »

« Vous avez encore des violences, des magasins des équipements publics qui ont été totalement saccagés, incendiés, pillés, brûlés », a-t-il détaillé.

Pour ce qui est du scrutin, des bureaux de vote « vont devoir être déplacés » mais « les choses s’organisent« , selon Gabriel Attal. 

L’archipel français du Pacifique Sud est en proie depuis le 13 mai à sa plus grave crise depuis les années 1980.

Des violences ont éclaté après le vote par le Parlement d’une réforme électorale en vue du scrutin provincial, contestée par les indépendantistes qui jugent qu’elle va marginaliser la population autochtone kanak.

Ces émeutes ont fait sept morts, dont deux gendarmes, et des centaines de blessés et causé des dégâts et destructions d’un coût évalué à plus d’un milliard d’euros.

Selon les autorités, la ville de Nouméa est repassée vendredi « en totalité » sous le contrôle des forces de l’ordre, mais, malgré les opérations de déblayage, des barrages restent présents et les militants indépendantistes déterminés à continuer leur mobilisation.

L’aéroport international reste fermé jusqu’à nouvel ordre et le couvre-feu nocturne mis en place sur l’ensemble du territoire océanien maintenu jusqu’au 10 juin.

Dernières news

Activer le son Couper le son