Indopacifique : Louis Mapou et Moetai Brotherson accompagneront Emmanuel Macron en Papouasie-Nouvelle-Guinée

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Interrogé par les médias calédoniens, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé se rendre en Papouasie-Nouvelle-Guinée avec le président du gouvernement calédonien, Louis Mapou, et le président de la Polynésie, Moetai Brotherson. Un article de nos confrères d'Outremers360.

Publié le 25/07/2023 à 9:48 - Mise à jour le 25/07/2023 à 9:49

Interrogé par les médias calédoniens, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé se rendre en Papouasie-Nouvelle-Guinée avec le président du gouvernement calédonien, Louis Mapou, et le président de la Polynésie, Moetai Brotherson. Un article de nos confrères d'Outremers360.

Un message à la fois de reconnaissance et de respect de la « diversité », de mise en garde aux mouvements indépendantistes de ces deux territoires et d’approche « régionale » de la diplomatie française à l’égard des États insulaires du Pacifique, avec en ligne politique la recherche universitaire et scientifique à travers l’IRD ou le Cirad.

« Je serais accompagné des présidents Mapou et Brotherson » a déclaré Emmanuel Macron qui doit, après la Nouvelle-Calédonie, se rendre au Vanuatu et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’objectif : « montrer qu’on a une approche régionale ». « Il y a à la fois du respect, mais il y a la puissance de la France, dans sa diversité. Et c’est ça la France, et beaucoup l’ont parfois oublié : il y a un principe d’unité, mais il y a aussi une reconnaissance d’une identité plurielle et d’une diversité. Dans l’Indopacifique, en particulier dans l’Océanie, c’est une force ».

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Enjeu géostratégique majeur, l’Indopacifique peut aussi être le théâtre de tentatives de déstabilisations étrangères, selon le Président de la République, notamment par le soutien aux mouvements indépendantistes. Un sujet sur lequel Emmanuel Macron se veut ferme, et mettant en avant la France comme gage de stabilité. « Il y a des déstabilisations qui se font, par la voie de l’information, par des contacts qui sont pris par des puissances tierces. Moi, je dis simplement, regardez ce qu’il se passe ailleurs. Et quand des gens vous font des cadeaux mirifiques en vous expliquant qu’ils vous respectent et qu’ils aiment la culture d’indépendance que vous prônez et que ce sont des puissances impériales qui ont plutôt une action de prédation et qui ont mis d’autres gouvernements à genou à quelques encablures, il faut être bien naïf (…) L’inscription dans la France et dans la République, c’est un gage de stabilité, c’est un gage de respect, et c’est éviter d’être trop petit, dans un monde bousculé par de trop grandes puissances ».

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Pour rappel, le président de la Polynésie, un temps pressenti pour rencontrer Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie, avait finalement annoncé sa participation à la fête de l’Indépendance du Vanuatu.

Interrogé en plateau de TNTV sur sa future rencontre avec Emmanuel Macron au Vanuatu, Moetai Brotherson a estimé que la stratégie indopacifique n’avait pas été assez détaillée : « Depuis qu’elle a été énoncée lors du discours de New Delhi en 2018 par le président Macron, sachant qu’elle a été élaborée du temps du président François Hollande, très peu de gens arrivent à dire ce qu’il y a dans cette stratégie indopacifique. Que ce soit en termes de culture, d’économie… Aujourd’hui, la seule déclinaison palpable, c’est ce qui a été annoncé au plan militaire, à savoir la remilitarisation du Pacifique qui a été annoncée par Sébastien Lecornu, ministre des Armées. Nous disons que c’est insuffisant et que cela nous rappelle la raison d’État qui a prévalu à l’installation du CEP chez nous, mais nous ne voulons plus de cela. Nous ne sommes pas contre la stratégie indopacifique, c’est une stratégie équilibrée, de non prise de position entre les deux grands blocs. En revanche, nous voulons être intégrés dès le début de la réflexion. Nous ne voulons pas subir en fin de chaîne« .

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