lundi 25 mai 2020
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Hawaii : Waikiki se ferme aux touristes

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L’archipel de Hawaii en est à son 48e cas confirmé de coronavirus. La plupart des patients ne sont pas des résidents. Sur l'île principale de O’ahu, qui compte la majorité des cas, la population s’inquiète du fait que les touristes circulent encore. Pourtant Honolulu, et notamment la zone touristique de Waikiki, devient peu à peu une ville morte.

Publié le 21/03/2020 à 14:24 - Mise à jour le 21/03/2020 à 15:26
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L’archipel de Hawaii en est à son 48e cas confirmé de coronavirus. La plupart des patients ne sont pas des résidents. Sur l'île principale de O’ahu, qui compte la majorité des cas, la population s’inquiète du fait que les touristes circulent encore. Pourtant Honolulu, et notamment la zone touristique de Waikiki, devient peu à peu une ville morte.

Waikiki ferme peu à peu ses portes. Dans un centre commercial d’habitude très fréquenté par les touristes, un tiers des magasins est fermé jusqu’à nouvel ordre pour préserver la santé des employés.

Sur les plages, fermées elles aussi, même scénario, les sauveteurs en mer sont chez eux. Malgré cela, des centaines de touristes ignorent les consignes, ce qui agace beaucoup de locaux.

« Mon message aux touristes : arrêtez de venir, souffle Kawena Phillips, le représentant du comité Ku Kia’i Hawaii. Nous n’avons pas les moyens de vous soigner si vous êtes infectés. Et si vous le propagez à nos communautés, nous ne pourrons pas traiter tout le monde ! »

Pour Kawena Phillips, qui est à la tête d’un collectif citoyen, les mesures prises par le gouvernement hawaiien ne sont pas encore suffisantes. Il souhaite fermer les frontières de l’archipel aux non résidents. Pour le faire savoir, une centaine de voitures ont défilé dans les rues de Waikiki vendredi. 

« En venant ici, les gens risquent leur vie et les vies des locaux en propageant ce virus », déplore-t-il.

Kawena Phillips. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Le gouvernement a fait fermer tous les restaurants depuis vendredi. Pour subvenir aux besoins des touristes encore sur place, nul autre choix que les plats à emporter, comme c’est le cas au célèbre restaurant Dukes de Waikiki.

« C’est un moyen de préserver la santé de nos employés avant tout, et aussi d’assurer un minimum de service pour que les gens aient à manger », confie Dylan Ching, le vice-président des restaurants Dukes de Hawaii.

Ce restaurant n’a pas attendu l’ordre du gouvernement. Depuis mardi, seulement 7 employés sur les 150 que compte l’entreprise y travaillent encore.

« Nous les avons payés une semaine en avance et nous continuerons à payer leur assurance maladie pendant au moins 2 mois, en attendant d’avoir une aide au chômage », poursuit Dylan Ching.  

Quelques hôtels de la place ont fermé leurs portes pour éviter la propagation.  Hawaii se prépare à une récession économique, le tourisme étant la principale ressource de cet état américain. Pour l’heure, l’aéroport de Honolulu accueille encore chaque jours près de 20 000 visiteurs, certains profitant de la baisse des prix des billets. Ils devront toutefois se plier, à partir de jeudi, à une mise en quarantaine de 14 jours, obligatoire autant pour les visiteurs que les résidents. Une décision que le gouverneur David Ige a annoncé ce samedi. Il est également question de suspendre les voyages inter-îles non-essentiels.

Si l’archipel recense à ce jour 48 cas confirmés de coronavirus, le gouvernement hawaiien organise ce week-end des dépistages du virus dans chaque îles. Il faut donc s’attendre à voir de nouveaux cas confirmés dans les prochains jours. 

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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