mercredi 27 mai 2020
A VOIR

|

Coronavirus : la pression monte sur le CIO pour un report des JO de Tokyo-2020

Publié le

La pression est encore montée d'un cran samedi sur le Comité international olympique pour qu'il reporte les JO de Tokyo, prévus cet été, en raison de la pandémie de Covid-19.

Publié le 21/03/2020 à 11:05 - Mise à jour le 21/03/2020 à 11:06
Lecture 3 minutes

La pression est encore montée d'un cran samedi sur le Comité international olympique pour qu'il reporte les JO de Tokyo, prévus cet été, en raison de la pandémie de Covid-19.

Après les appels lancés par des athlètes, plusieurs organisations sportives ont pris le relais, dont les puissantes fédérations américaines d’athlétisme et de natation.

Depuis plusieurs jours, l’instance olympique, basée à Lausanne, doit justifier sa position d’attente, alors que le bilan humain du nouveau coronavirus s’aggrave quotidiennement et que les mesures de confinement se multiplient dans le monde, touchant désormais 900 millions de personnes.

« Nous ne vivons pas dans une bulle ou sur une autre planète (…) Bien sûr nous examinons plusieurs scénarios », mais « ce ne serait pas responsable aujourd’hui et ce serait prématuré de partir dans des spéculations et de prendre une décision », a réaffirmé le président du CIO, l’Allemand Thomas Bach, dans un entretien diffusé jeudi par le New York Times, à propos du report potentiel de l’événement sportif le plus attendu au monde, prévu du 24 juillet-9 août.

Mais depuis les Etats-Unis, la riposte n’a pas tardé, en dépit du soutien du comité olympique américain (USOPC) à la position officielle.

D’abord, c’est la fédération de natation, USA Swimming, du haut de ses 33 médailles (dont 16 en or) remportées à Rio-2016, qui a exigé le report, au motif que ses nageurs ne peuvent plus s’entraîner normalement, sauf à prendre le risque d’être contaminés ou de contaminer à leur tour. Un argument également soulevé par de nombreux sportifs de haut niveau dans le monde, comme la championne olympique du saut à la perche, la Grecque Katerina Stefanidi, qui a accusé le CIO de « mettre en danger notre santé ».

– Pas à tout prix –

Toute la semaine, des athlètes ont diffusé, parfois avec humour, les images de leurs entraînements, confinés chez eux, avec un matériel rudimentaire.

« Nos nageurs sont toujours prêts pour n’importe quelle course, n’importe quand et n’importe où. Cependant, aller de l’avant au milieu de la crise sanitaire mondiale cet été n’est pas la réponse. La chose juste et responsable à faire est de donner la priorité à la santé et à la sécurité de chacun », a écrit le directeur général de USA Swimming, Tim Hinchey, dans un courrier à l’USOPC. 

Puis, samedi, le patron de la fédération américaine d’athlétisme, Max Siegel, a pris le relais, demandant à son tour à l’USOPC d’agir auprès du CIO. 

« La meilleure et la plus responsable décision est de faire passer la santé et la sécurité de chacun avant tout, et de bien voir les effets que cette situation difficile a eu et continue d’avoir sur nos athlètes et leur préparation aux Jeux olympiques », écrit le patron de USA Track & Field, tout en reconnaissant qu’il n’y a « pas de solution parfaite ».

« Nous échangeons et écoutons nos fédérations membres et nos athlètes lors de cette période inédite pour nous tous, a indiqué dans un communiqué transmis à l’AFP le président de la Fédération internationale d’athlétisme (World Athletics) Sebastian Coe. Nous avons une nouvelle réunion en début de semaine à propos de tous ces athlètes qui peinent à s’entraîner dans plusieurs pays qui ont pris des mesures pour freiner le coronavirus. »

« Je ne pense pas que nous devons avoir des Jeux olympiques à n’importe quel prix, surtout pas au prix de la santé des athlètes. Une décision à propos des Jeux olympiques devrait rapidement devenir évidente et s’imposer dans les jours ou les semaines à venir. »

– « Inéluctable » –

L’instance olympique est mise en outre sous pression par le report de plusieurs compétitions prestigieuses, comme l’Euro-2020 de football, prévu en juin et repoussé d’un an, ou le tournoi de tennis de Roland-Garros, décalé de mai à septembre. Avec un budget de plus de 11 milliards d’euros investis pour les infrastructures ou l’organisation, 11.000 sportifs du monde entier et des millions de spectateurs attendus au Japon, le défi logistique d’un report des JO serait sans commune mesure.

Néanmoins, pour un nombre de plus en plus important d’acteurs, il faut décider vite. « On est persuadés que dans la situation actuelle, on va vers un report, c’est inéluctable », a déclaré à l’AFP le patron de la fédération française d’athlétisme, André Giraud. Pour lui, « il faut maintenant que la décision soit prise, pour sortir les athlètes de la situation de stress et d’inquiétude dans laquelle ils sont ».

Une position résumée par le tweet de l’Américain Ashton Eaton, double champion olympique du décathlon : « Tokyo-2021. Il n’y a pas d’autre solution ».

Article précédentFlash info Covid-19 #08
Article suivantFlash Info COVID-19

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV