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Coronavirus : en métropole, vers un déconfinement prudent

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Relâcher progressivement l'étau pour relancer l'économie : le Premier ministre a présenté mardi un plan de déconfinement partiel à partir du 11 mai, par étapes, sur mesure selon les territoires et sous conditions, dans la hantise d'un deuxième assaut du coronavirus.

Publié le 28/04/2020 à 9:50 - Mise à jour le 28/04/2020 à 9:51
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Relâcher progressivement l'étau pour relancer l'économie : le Premier ministre a présenté mardi un plan de déconfinement partiel à partir du 11 mai, par étapes, sur mesure selon les territoires et sous conditions, dans la hantise d'un deuxième assaut du coronavirus.

« Nous allons devoir vivre avec le virus » a prévenu en préambule Edouard Philippe à l’Assemblée nationale, devant un hémicycle silencieux et clairsemé, distanciation sociale oblige. Mais il a écarté tout retour immédiat au monde d’avant, après six semaines de restrictions sévères.

Le coronavirus a causé 367 nouveaux décès en 24 heures, portant le total à 23 660 morts depuis le 1er mars. Mais la décrue se poursuit dans les services de réanimation avec un solde négatif de 221 patients en moins a annoncé mardi la Direction générale de la Santé (DGS). Seulement 153 nouveaux cas graves y ont été admis, insiste-t-elle.

Dans la soirée, l’Assemblée a adopté le plan gouvernemental, par 368 voix pour et 100 contre.

« Protéger les Français sans immobiliser la France », a résumé le chef du gouvernement en annonçant la fin des attestations : « il sera à nouveau possible de circuler librement » jusqu’à 100 km du domicile et de se rassembler, en public et en privé mais à moins de dix personnes.

Il faut bien déconfiner pour éviter « le risque d’écroulement » de l’économie et de l’emploi, mais « progressivement, prudemment » et « si les conditions sont réunies » et que le nombre de cas et d’hospitalisations continue de baisser.

Et « si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous, nous ne déconfinerons pas le 11 mai » ou alors « plus strictement », a-t-il prévenu.

Pour tout le monde : ni bar ni restaurant, ni cinéma, pas de festival ni de grande manifestation sportive au-delà de 5 000 personnes et surtout pas de weekend à la plage. Pas non plus de mariage de préférence, a-t-il averti, brisant net les espoirs de liberté retrouvée.

La situation sanitaire sera de plus étudiée localement, département par département, différenciés en « vert » ou « rouge ». Ainsi, 32 départements présentaient encore un excès de mortalité la semaine dernière (20-26 avril) dont deux, la Seine-St-Denis et le Val d’Oise, en région parisienne, affichaient un « niveau exceptionnel » de mortalité – que la DGS ne précise pas.

Première phase

Dans le meilleur des cas, le chef du gouvernement prévoit une première phase courant du 11 mai à début juin, suivie d’une deuxième « jusqu’à l’été », assorties de nombreuses exceptions.

Pour ce premier train de mesures, les parents pourront, s’ils le souhaitent, renvoyer les bébés en crèches (par groupes de dix maximum) et les enfants en maternelle et à l’école primaire dès le 11 mai.

Mais ce n’est qu’à partir du 18 mai, dans les départements peu infectés, que la réouverture des collèges sera envisagée, en commençant par les 6e et 5e. La suite ne pourra être considérée que fin mai notamment pour les lycées.

En revanche tous les marchés alimentaires et les commerces pourront rouvrir leurs portes, à l’exception des cafés, bars et restaurants dont le sort sera revu fin mai pour éventuelle réouverture le 2 juin. 

Quant aux grands événements populaires, ils restent suspendus au moins jusqu’en septembre. Ce qui annule de fait de multiples manifestations comme la Foire aux Vins de Colmar. Le sort du Festival de Cannes reste quant à lui flou.

Pour le monde du travail, Edouard Philippe a « demandé avec insistance » aux entreprises de maintenir le télétravail autant que possible et de veiller à équiper les salariés en masques dans le cas contraire. Masques qui seront rendus obligatoires dans les transports publics et jugés désormais « préférables » dans de nombreux cas, après avoir déconseillés depuis mars.

Les personnes âgées sont appelées à la prudence, en limitant contacts et sorties.   

L’adaptation locale du déconfinement, a précisé Edouard Philippe, fera l’objet d’une « travail de concertation et d’adaptation du plan aux réalités de terrain » avec les responsables et élus locaux, mercredi et jeudi.

L’enjeu est de taille : relancer l’économie sans déclencher une deuxième flambée de l’épidémie, même si le nombre de patients en réanimation continue de décroître. Lundi soir, le virus avait fait 23.293 morts en France (+437 en 24 heures).

Or, clairement les autorités redoutent un « relâchement que nous sentons monter dans le pays », a martelé le Premier ministre.

Vote spécifique

Le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire de deux mois, jusqu’au 24 juillet, sera par ailleurs présenté samedi en Conseil des ministres et examiné la semaine prochaine au Parlement. Cette loi permet de prendre par décret des mesures -et des sanctions- organisant le confinement, de restreindre la circulation et de limiter les rassemblements…

Après le discours du Premier ministre et le débat entre les 75 députés physiquement présents, le plan a été soumis au vote dans la soirée. « Flou », « un pari » avec « énormément de zones d’ombre »… les oppositions se sont montrées sceptiques.

Mais pour la majorité présidentielle cette stratégie est à même de répondre au « défi » posé.

En revanche le Premier ministre a reporté le débat sur le projet sensible du traçage des données mobiles StopCovid et annoncé un « vote spécifique » sur le sujet.

Les questions de libertés publiques « me paraissent fondées. Elles doivent être posées. Elles doivent être débattues », a-t-il souligné, ce dont s’est réjoui EELV.

Répondant aux éditoriaux faisant état de dissensions au sommet de l’Etat entre Matignon et l’Elysée, Emmanuel Macron a été contraint de démentir pour affirmer que « l’ensemble de l’exécutif est pleinement aligné dans cette crise ». 

Rassurée, la Bourse de Paris a fini en hausse (+1,43%). Cependant, le climat de défiance persiste chez les Français, dont une majorité ne fait pas confiance à l’exécutif pour piloter le déconfinement. L’indice de confiance des ménages a en outre subi en avril une chute historique, selon l’Insee.

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