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Une Ardéchoise recherche son correspondant tahitien… 65 ans plus tard !

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Elise a presque 80 ans et réside toujours en Ardèche. Mais elle se souvient qu’à 15 ans, elle correspondait avec un Tahitien. Aujourd’hui, elle souhaiterait savoir ce qu’il est devenu.

Publié le 14/08/2022 à 19:00 - Mise à jour le 15/08/2022 à 11:12
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Elise a presque 80 ans et réside toujours en Ardèche. Mais elle se souvient qu’à 15 ans, elle correspondait avec un Tahitien. Aujourd’hui, elle souhaiterait savoir ce qu’il est devenu.

Elle est née en 1943 mais son sourire illumine toujours la vieille maison de Tauzuc, le petit village familial, au fin fond de l’Ardèche.

En 1957-58, elle étudie au pensionnat de Bourg Saint Andéol. Comme deux de ses amies, elle a un correspondant… tahitien.

À cette époque, l’aéroport n’est pas encore construit. Il faut plusieurs mois pour acheminer le courrier, et les lettres sont attendues avec impatience. Une correspondance secrète, que ses parents n’ont jamais soupçonnée. Elise se souvient encore par cœur de l’adresse qu’elle s’appliquait à écrire :

TERII TEHAU
CHEZ ARIIFANO,
PATUTOA, APRES TIXIER
TAHITI

Elle ne se rappelle plus comment elle est entrée en contact avec ce correspondant. Mais elle se souvient pourquoi elle a mis fin à leurs échanges. Le frère de son correspondant, qui s’appelait peut-être Ernest, mais elle n’en est plus sûre, écrivait à l’amie d’Elise, Annie Valla, aujourd’hui décédée. Un beau jour, ce jeune homme arrive chez les parents d’Annie avec un tifaifai. Il vient faire son service militaire à Toulon, mais a fait un détour par l’Ardèche.

“Il est arrivé avec un drap blanc avec des fleurs rouges brodées, on lui a expliqué que c’était une demande en mariage ; elle n’a pas été d’accord et moi, j’ai stoppé toute correspondance, parce que mes parents n’étaient pas au courant”, raconte Elise. “J’ai eu une grosse trouille à ce moment-là, j’avais 15 ans, alors j’ai tout stoppé et je n’ai plus eu de nouvelles. Mes parents n’ont jamais été au courant parce que je pense qu’ils n’auraient pas été contents !”

Elise s’est ensuite mariée, elle est devenue Mme Joannard et a un peu oublié cette histoire, qu’elle n’avait jamais racontée. Aujourd’hui veuve, elle s’est confiée à sa famille, qui a découvert ces échanges, plus de six décennies plus tard.

“Par curiosité, j’aimerais savoir ce que cette personne est devenue, si elle est toujours en vie”, avoue Elise dans un sourire.

Si vous avez des informations qui permettraient de renouer le contact, n’hésitez pas à les transmettre à notre rédaction : [email protected]

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