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Le Hura Tapairu de retour après 2 ans de pause

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La première soirée du 16e Hura Tapairu et du 3e Hura Manihini a eu lieu ce mercredi soir. 5 formations sur les 31 qui doivent participer à ce concours sont montées sur scène ce mercredi, dont un groupe venu des États-Unis.

Publié le 24/11/2022 à 9:37 - Mise à jour le 24/11/2022 à 10:46
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La première soirée du 16e Hura Tapairu et du 3e Hura Manihini a eu lieu ce mercredi soir. 5 formations sur les 31 qui doivent participer à ce concours sont montées sur scène ce mercredi, dont un groupe venu des États-Unis.

C’est un évènement culturel que les groupes attendaient avec impatience. Le Hura Tapairu, concours de danse réservé aux petites formations (30 artistes maximum sur scène), n’a pas eu lieu en 2020 et 2021. Tremplin pour le Heiva, le concours leur offre la possibilité de s’exprimer à travers la danse tahitienne, et montrer qu’ils sont aussi capable de créer.

C’est le groupe Hui Tarava venu de Californie, aux États-Unis qui a ouvert la compétition. Le groupe, composé de passionnés de culture polynésienne et surtout de danseurs, participe au 3e Hura manihini dans la catégorie tapairu, qui comprend ‘ote’a et aparima. La troupe créée en 2014 et dirigée par Angélique Bannag and Justin Froogie Atangan a proposé un spectacle sur le Matarii i nia, écrit il y a quelques années par Coco Hotahota. Sur scène, des danseurs énergiques, souriant jusqu’aux oreilles. Cette année 6 groupes étrangers sont en concours. 

Le second groupe, Te honoraa, composé d’élèves de première et terminale du Lycée La Mennais, participait au concours dans la catégorie mehura. Cette participation au Hura Tapairu entre dans le cadre d’un projet pédagogique et culturel lancé par deux professeurs de tahitien, Franck Baehrel et Titaina Tuira. Un travail de plusieurs semaines : les répétitions avaient lieu à la pause de midi, pendant les week-end et les vacances scolaires. Les élèves ont d’abord travaillé à une adaptation en tahitien de la chanson “Aotearoa” de Stan Walker, avant de passer à la chorégraphie, pour un résultat réussi.

La formation Tamau, qui a commencé par se faire connaitre sur les réseaux sociaux en 2020, est montée sur scène sous les applaudissements du public. Formée par un groupe d’amis, Tamau a proposé un mehura avec une chorégraphie plutôt moderne ou se mêlaient aparima, passes de danses de salon et portés. Sur un mix de musique, ils ont développé leur thème sur les “horomoana”  (les navigateurs), et leur voyage culturel dans le temps.

Le quatrième groupe à monter sur scène était Natimoe. Également composé d’amis, dont certains auraient déjà dansé pour le Heiva, le groupe a été créé cette année dans le but de participer au Hura Tapairu. Tout de jaune vêtus, les danseuses de cette formation ont dansé sur le thème ” Te hono – le lien “.

La dernière formation de la soirée, Manohiva, a offert un spectacle de toute beauté. Manohiva a 5 participations à ce concours de danse à son actif. Elle a d’ailleurs déjà remporté plusieurs prix, dont le 1er prix “Hura Tapairu” en 2018. Elle concoure encore une fois en “Hura Tapairu” ainsi que dans la catégorie ” Pahu nui”, une catégorie facultative instaurée en 2015 et qui veut redonner ses lettres de noblesse au pahu. Il s’agit dans cette épreuve de juger la mise en scène, la créativité ou encore l’originalité des orchestres. Cette année, Manohiva a développé le thème de la famille. À entendre les applaudissements et cris du public à la fin de la prestation, Manohiva a su convaincre le public.