Edouard Fricth : « Je vais m’investir jusqu’au bout et je vais laisser la place aux jeunes »

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Il est une figure incontournable de l’échiquier politique : Edouard Fritch. Le président sortant mène la liste du Tapura huiraatira pour les territoriales, et brigue un nouveau mandat. Il nous a accordé une interview entre 2 meetings.

Publié le 09/04/2023 à 10:03 - Mise à jour le 27/12/2023 à 15:50

Il est une figure incontournable de l’échiquier politique : Edouard Fritch. Le président sortant mène la liste du Tapura huiraatira pour les territoriales, et brigue un nouveau mandat. Il nous a accordé une interview entre 2 meetings.

Candidat à sa propre succession à la présidence du Pays, Edouard Fritch sillonne les quartiers et multiplie les rencontres sur le terrain. Des rencontres qu’il privilégie aux apparitions dans les médias.

« C’est presque un sacerdoce. Il faut pratiquement laisser de côté sa vie privée, ses plaisirs. Il faut les laisser de côté parce qu’en fin de compte, le service que nous devons rendre à nos populations par les élections, par les fonctions que nous occupons, est un service H24, c’est-à-dire que c’est tous les jours. Il n’y a pas de dimanche, pas de samedi, pas de vacances. Nous devons être en permanence à l’écoute et au service de nos populations. Donc c’est vrai que ce n’est pas facile. C’est pas facile et si on veut réussir, je pense qu’il faut effectivement, que cet investissement soit vrai. Que cet investissement soit sincère, parce que sinon on joue, on fait de la comédie, et ça ne fonctionne pas. »

Aujourd’hui maire de Pirae et président de la Polynésie française, Edouard Fritch a débuté en politique auprès de Gaston Flosse. Il a été ministre, vice-président du gouvernement, président de l’assemblée de la Polynésie et député avant d’être élu pour la première fois président en 2014. En 2016, il créé le Tapura Hhuiraatira.

« Toute l’intelligence de la fonction, c’est d’essayer de doser.« 

« J’ai vécu d’abord dans une famille modeste, dans une famille où on m’a beaucoup appris sur le plan religieux. Et puis j’ai fait toute ma scolarité dans une école privée, religieuse. J’ai été formaté au départ pour servir, pour essayer d’être à la disposition. Je le fais toujours. Quand je peux aider, tout ce que je peux faire, je le fais. Ensuite c’est devenu une spirale. L’investissement devient infini et ça devient dramatique quelque part parce que c’est la famille qui souffre. Ce sont les enfants qui réclament leur papa, la maman qui demande une présence beaucoup plus grande. Toute l’intelligence de la fonction, c’est d’essayer de doser. (…) La loi m’oblige à faire mon dernier mandat. Peut-être que je continuerai à m’investir pour mon Pays, peut-être que je continuerai à servir, mais mon dernier mandat arrive. Je vais m’investir jusqu’au bout et je vais laisser la place aux jeunes, à d’autres. Je serai une sorte d’annexe au grand bateau qui pourra être utile au moment où on souhaite qu’il intervienne. »

À 71 ans, Edouard Fritch brigue un nouveau mandat. Et pour convaincre la population de voter pour le Tapura Huiraatira, il présente son bilan et le programme de son parti.

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