A VOIR

|

Mercato du va’a : Plus de 350 transferts validés

Publié le

La période de transferts entre les clubs de va'a s'est clôturée le 15 décembre dernier. Près de 400 rameurs et rameuses ont changé de club.

Publié le 24/01/2023 à 17:31 - Mise à jour le 24/01/2023 à 17:31
Lecture 2 minutes

La période de transferts entre les clubs de va'a s'est clôturée le 15 décembre dernier. Près de 400 rameurs et rameuses ont changé de club.

Le marché des transferts, ou mercato, n’est pas l’apanage des grands clubs du football mondial. Chaque année, du 15 novembre au 15 décembre, le monde du va’a est en ébullition pour attirer les meilleurs rameurs et rameuses du fenua, dans une fédération qui compte quelque 6000 licenciés.

Sur les 210 clubs déclarés auprès de la fédération tahitienne de va’a, entre 300 et 400 transferts sont enregistrés chaque année sur l’ensemble des archipels. “Cette année nous avons eu 377 mutations. 99% sont validées. Il nous en reste une vingtaine sous réserve“, précise Rodolphe Apuarii, président de la fédération tahitienne de va’a.

Si la majeure partie de ces sportifs demandent leur départ pour des raisons personnelles, certains clubs sont aussi à l’affût des futures pépites du va’a. C’est le cas du club d’Air Tahiti, qui renforce son effectif depuis quelques années. Pour son entraîneur Matahi Tapatoa, la cohésion d’équipe prime : “Moi, je me rapproche des gars. Ce n’est pas vraiment sur les performances d’athlètes mais pour l’esprit d’équipe, l’esprit de famille. C’est plutôt là-dessus que l’on se base.”

Ces transferts pouvaient atteindre le million de francs dans les années 90. Aujourd’hui, la fédération veille sur ces dérives en plafonnant les primes de départ à 200 000 francs. “On demande aux présidents d’être raisonnables sur leurs demandes d’indemnités, poursuit M. Apuarii. Certains viennent dans un club, ils changent, et d’autres clubs demandent encore des indemnités car ils ont fait deux ou trois ans chez eux“.

(Crédit Photo : TNTV)

Du côté des sportifs, le mercato permet d’être repéré par les plus grandes écuries du Pays et d’atteindre plus rapidement leurs objectifs. C’est le cas de Keith Vernaudon, qui a rejoint les rangs de l’équipe Enviropol : “Enviropol c’est quand même un grand club, on n’a pas à se soucier des détails financiers. C’est quand même une chance“, souffle-t-il.

Reste à savoir si ces transferts auront été salvateurs pour ces équipes. Réponse le 25 février prochain avec la Taaroa Race.  

Article précédent
Article suivant