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Conflits en série, le monde du sport se déchire

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Publié le 06/06/2018 à 8:45 - Mise à jour le 24/06/2019 à 15:53
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Athlétisme, boxe, escrime, pétanque, rugby ou encore taekwondo : les peapea sont nombreux. Si le sport a d’abord une portée associative, les enjeux financiers y sont importants. Les subventions permettent aux clubs de disposer d’aides pour représenter le fenua à l’étranger.  

Anthony Pheu, directeur de la jeunesse et des sports au sein du gouvernement, explique :

« Une fois qu’on a l’agrément, la fédération peut demander une délégation de service public (DSP). Donc cette délégation de mission de service public, c’est le Pays qui la donne pour que cette fédération puisse délivrer des titres de champion de Polynésie, qu’elle puisse faire des sélections et qu’elle puisse représenter la Polynésie française à l’étranger. Les litiges qui peuvent apparaître au sein des fédérations sont essentiellement dus à une réglementation qui est un peu trop générique, qui n’est pas suffisamment précise. Aujourd’hui, on peut avoir deux fédérations qui sont agrées pour la même discipline mais une seule peut avoir la DSP. Ça créé forcément des tensions… »
 

C’est le cas du Taekwondo. Cette discipline regorge de talentueux combattants. Avec une médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Londres, un titre de champion du monde universitaire ou encore des moissons de médailles à chaque déplacement : le fenua est reconnu au niveau mondial.

Pourtant. Depuis quelques temps, ce sport est en pleine zone de turbulences. A la fin du mois de mai, la Fédération tahitienne de taekwondo et disciplines associées (FTTDA), qui existe depuis 1975, a perdu son agrément. Elle ne dispose plus de la délégation de service public. Anthony Pheu détaille :

« Il y a eu des irrégularités dans la révocation et dans les élections. Nous avons convoqué plusieurs fois les deux parties en présence pour trouver un terrain d’entente, ce qui n’a pas eu lieu. De la même manière, est rentrée dans la boucle, une troisième entité, qui est la Ligue. Elle souhaite devenir une fédération de manière à recevoir l’agrément. Cela nous fait trois fédérations aujourd’hui qui pourraient demander l’agrément au Pays et ensuite la DSP. »

Problème : la FTTDA prépare depuis plusieurs mois l’accueil des Océanias de taekwondo à Tahiti les 2 et 3 août. Un rendez-vous qui réunit nos voisins du Pacifique dont la Nouvelle-Zélande et l’Australie, des nations bien cotées au classement mondial. Une telle organisation serait une première au fenua.

Mais sans cette délégation de service public, aucune des entités ne peut représenter la Polynésie française aux compétitions internationales. Un coup dur pour les athlètes. La dernière fédération délégataire appelle à l’unité.

Pour que ces dissensions n’empêchent pas le déroulement des Océanias, le pays va mettre en place une commission ad hoc. 

Le directeur de la jeunesse et des sport précise :

« C’est une commission qui va prendre deux personnes reconnues dans le domaine du taekwondo dans chaque partie. C’est le Pays qui va arbitrer les décisions qui se prendront au sein de cette commission. L’idée c’est de pouvoir réussir à organiser ces deux événements : président Cup et les Océanias. L’idée c’est que l’ensemble des combattants qui le méritent puissent y participer. »

Ces conflits internes gangrènent tout le mouvement sportif. L’an dernier, le Pays et les fédérations ont boycotté les mini-jeux du Pacifique au Vanuatu. Conséquence : le Conseil des Jeux du Pacifique a suspendu le COPF, le comité olympique de la Polynésie française « en raison d’ingérence du gouvernement polynésien dans l’autonomie et l’indépendance des associations sportives. »

Reste aux instances sportives de s’unir pour l’intérêt général. En attendant, le sort des sélections tahitiennes aux 16èmes Jeux du Pacifique aux Samoa en juillet 2019 est encore incertain.

Oriano Tefau

 

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