samedi 24 août 2019
A VOIR

|

Vidéo – Le don d’organe: un sujet sociétal qui divise en Polynésie

Publié le

Publié le 15/03/2019 à 9:49 - Mise à jour le 15/03/2019 à 9:49
Lecture 3 minutes

La question a suscité un vif intérêt de la part des internautes avec plus de 70 réponses. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Parmi les “Pour”, Oihanu Hineiti. “Mille fois oui !!! Une fois morte, autant que mes organes puissent servir à des personnes qui, grâce à ce don, pourront vivre encore pleins de belles années ! En revanche, j’aimerais pouvoir mettre des conditions au don : prioriser les enfants, ne pas donner mon foie à un alcoolique, ni mes poumons à un fumeur, etc…”  

Autre internaute qui partage le même avis, Nuage Brun: “Oui ! De mon vivant ou pas. J’ai ma carte de donneur dans mon portefeuille et j’en ai parlé à mes proches. Le don de rein a sauvé mon père et a changé nos vies. Je sais donc qu’elle est l’importance du don d’organes.”

Enfin, Tumai Lov’s: “Je n’hésiterai pas à faire un don d’organe si un membre de ma famille ou de ma belle-famille en a besoin. Le don d’organe permet de sauver des vies et d’aider les personnes malades. Il ne faut pas être égoïste car c’est un geste à la fois de courage et d’amour. Venir en aide à autrui, c’est donner une partie de soi !”

Du côté des personnes qui sont contre, Hinano Wstaputea: “Moi je veux partir avec toutes mes pièces au complet. Comme Dieu m’a créé !”.

Autre réaction, celle de Vatea Avae: “Franchement non. Parce-que d’abord ce n’est pas quelque chose d’anodin, qu’on donne comme ça et aussi parce que ce n’est pas dans notre conception idéologique nous les Polynésiens. (…) Ce n’est pas comme le don du sang tout le monde est d’accord sur le point mais donner un rein comme ça et dire qu’on va vivre avec un seul… Ce n’est pas pour nous Polynésiens un acte délibéré, ça demande un état d’esprit de chacun”.
 
Voilà pour les commentaires sélectionnés sur notre page Facebook. Un constat ressort tout de même pour cette question de la semaine, il y a beaucoup plus de pour que de contre. Preuve que les esprits évoluent sur le don d’organe au fenua.

A ce titre, la Polynésie s’est alignée sur la Métropole. Le 28 décembre dernier, le conseil des ministres a annoncé que le prélèvement d’organe pourra s’effectuer sauf si la personne a fait connaitre son refus de son vivant. Cette précision dans la législation du don d’organes doit permettre de faciliter le processus et changer la vie des transplantés.

Pour les personnes qui refuseraient de faire un don d’organe, celles-ci peuvent se rendre sur Internet  sur le site du Registre national des refus. Si vous n’avez pas Internet, vous pouvez aussi faire connaitre votre décision en écrivant sur papier votre refus, le dater, le signer et le confier à l’un de vos proches. Sachez qu’on peut aussi faire un refus partiel. C’est-à-dire, faire savoir quels organes on accepte de donner et préciser ceux dont on ne souhaite pas faire le don. On peut faire connaitre son refus dès l’âge de 13 ans.

Cette loi de 2017 a fait ses preuves en métropole puisque, grâce à elle, les médecins connaissent les choix des uns et des autres. Ils peuvent donc prélever plus facilement et augmenter le nombre de greffons disponibles. Pour la première fois en France, la barre des 6105 greffes par an a été dépassée en 2017. C’est 214 personnes en plus qui ont été sauvées par rapport à 2016.

 

Rédaction web avec Sophie Guébel

Laissez un commentaire

épidémie de dengue

DOSSIERS DE LA REDACTION

Économie : l’embellie se confirme en Polynésie

Au volet économie, la reprise de l’activité se confirme ! L’IEOM, l’AFD et l’ISPF ont présenté mercredi les comptes économiques rapides 2018 de la Polynésie. Ils révèlent un Produit intérieur brut en progression de 2,5 %. Les principaux moteurs de cette croissance sont la consommation des ménages, les exportations et les investissements. Les détails dans ce dossier :

Le recyclage des déchets numériques en Polynésie

Comment recycler vos déchets électriques et électroniques ? Que deviennent-ils ? Qui finance les collectes ? Autant de questions essentielles pour notre environnement. Depuis le mois de juin, des opérations menées par Fenua Ma ont permis de récolter près de 30 tonnes de déchets auprès des particuliers. Un défi à relever pour la planète, mais qui n’est pas facile à mener.

Animaux errants, divagants… que font les communes pour endiguer le problème ?

Les animaux errants incarnent un souci permanent pour les Tavana à la recherche de solutions. À Bora Bora, une vaste campagne de stérilisation a été lancée en 2016, et cette année, l’île s’est aussi dotée d’un chenil géré par l’association "Bora Bora animara".

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

vidéos populaires

Super Aito : Steeve Teihotaata compte bien conserver son...

Ce samedi sur Tahiti Nui Télévision, vous pourrez suivre en direct le Super aito 2019. Plus de 160 rameurs sont attendus pour la "course V1" de l’année. Parmi eux, le champion en titre Steeve Teihotaata :

Comment lutter contre les “fake news” ?

Si les fausses informations circulaient déjà bien avant l’avènement des réseaux sociaux, depuis leur arrivée, on ne compte plus le nombre d’intox. Véritable fléau, les "fake news" font hélas partie du quotidien des internautes.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV