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Une enquête pour définir l’impact de la crise chez les horticulteurs

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Si les agriculteurs arrivent encore à vendre leurs produits, les horticulteurs, eux, ont subi de plein fouet la crise du Covid-19. Les fleurs ne sont plus la priorité et une partie des acteurs du secteur, regroupés en associations, n’ont pas forcément accès aux aides. Pour connaître l’ampleur du problème et pouvoir y répondre, la chambre de l’agriculture a lancé une enquête.

Publié le 24/04/2020 à 11:57 - Mise à jour le 24/04/2020 à 11:58
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Si les agriculteurs arrivent encore à vendre leurs produits, les horticulteurs, eux, ont subi de plein fouet la crise du Covid-19. Les fleurs ne sont plus la priorité et une partie des acteurs du secteur, regroupés en associations, n’ont pas forcément accès aux aides. Pour connaître l’ampleur du problème et pouvoir y répondre, la chambre de l’agriculture a lancé une enquête.

En 25 ans de métier, Dany n’avait jamais vu sa pépinière aussi déserte de clients. Après une semaine de fermeture en début de confinement, l’horticultrice a décidé de rouvrir ses 3500 mètres carrés d’exposition de plantes. Ce qui lui a permis une petite rentrée d’argent.

« En ce moment, les clients viennent pour acheter de la terre, des plantes aromatiques et des arbres fruitiers pour s’occuper chez eux », confie-t-elle. Mais il n’y a pas là de quoi assurer l’avenir de ses quatre salariés. Sa pépinière ayant le statut d’association, Dany ne peut pas non plus compter sur les aides du Sefi. Mais en attendant, quand on travaille dans les plantes, on ne peut pas vraiment fermer boutique.

Dany a subi une drastique perte de chiffre d’affaires. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

« J’étais obligée quand même de venir sur place pour l’arrosage, pour mes bêtes parce que j’ai trois chiens et pour éviter aussi les vols parce que j’ai eu beaucoup de vols avant le confinement, poursuit Dany. C’est beaucoup d’entretien parce qu’il faut nourrir les plantes, il faut changer la terre, il faut faire des tailles… Alors je suis quand même obligée de venir tous les jours sur place avec les employés. »

Dany n’est pas la seule dans ce cas. Parmi la centaine de personnes ayant déclaré avoir pour activité principale l’horticulture, on compte une dizaine d’associations qui regroupent un nombre encore inconnu de familles et salariés. Afin de définir un plan d’aide efficace, la Chambre de l’agriculture a besoin de cerner le problème et déterminer combien de personnes ont été impactées. Une enquête a donc été lancée cette semaine auprès de tous les détenteurs d’une carte professionnelle.

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

« Dans cette enquête, on pose beaucoup de questions, explique Marc Fabresse, responsable technique de la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire. D’une part si leur activité s’est complètement arrêtée, si leurs plantes peuvent survivre si elles ne sont pas commercialisées tout de suite. S’ils ont des salariés, s’ils ont dû mettre à l’arrêt des salariés. Est-ce qu’ils ont des points de ventes ? Est-ce qu’ils ont dû arrêter leurs points de vente ? Est-ce qu’ils ont des soucis pour aller arroser leurs plantes, les entretenir ? Et on essaie de leur expliquer les dispositifs qui existent aujourd’hui de l’Etat, du Pays, ceux qui sont applicables, d’identifier tous les problèmes qui restent pour être très pertinent dans ce qu’on va pouvoir proposer à court, moyen et long terme. Peu importe ce qu’on va proposer, ça peut être un moyen de communication, un moyen économique, un moyen administratif, de soutien, mais l’idée est de savoir qui ça concerne, quelle est l’étendue de l’impact du covid-19 au niveau de la filière horticole. »

Le chiffre d’affaires annuel de la filière fleurs est estimé à 300 millions de francs. Un résultat largement compromis cette année. Car en plus des effets immédiats de la crise, les deux grands rendez-vous annuels qui permettent aux horticulteurs d’écouler leurs productions, à savoir les Floralies et la Foire agricole, ont été annulés.

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