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Les habitants de Taravao réunis pour parler des mangroves

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Publié le 05/04/2019 à 14:30 - Mise à jour le 05/04/2019 à 14:30
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Le premier palétuvier de la famille des Rhizophora stylosa fut introduit en 1933 à Moorea. Depuis, il n’a cessé de s’étendre et a pris place dans le paysage végétal polynésien constituant ainsi des mangroves, des espèces de regroupements arbustives et arborées.

>>> Lire aussi : Pour une meilleure surveillance des mangroves en Polynésie

Ce samedi matin, la FAPE (La Fédération des associations de protection de l’environnement de Polynésie française) a fait appel à Florent Taureau, expert géographe, venu directement de Nantes pour étudier ensemble l’impact de ces mangroves sur l’écosystème et la biodiversité locale : « Les mangroves en Polynésie sont très particulières, très petites. Elles ont un petit peu échappé à la première évaluation nationale qui a été faite durant ma thèse. (…) Soit les gens identifient déjà la mangrove et ne la mélangent pas avec la submangrove, qui est une végétation présente avant l’introduction du palétuvier, et ils l’acceptent, soit au contraire, le Palétuvier va cacher la vue ou empêcher l’accès au ponton pour amarrer le bateau ou la pirogue etc., et ils vont être mécontents et vont vouloir enlever la mangrove. Mais quand la mangrove s’implante dans des endroits où finalement elle ne gène personne, j’ai l’impression que les Polynésiens sont plutôt contents de voir cette mangrove ici ».

> Appel à la population pour répertorier les mangroves

S’il est encore trop tôt pour émettre des conclusions, les habitants reconnaissent l’importance de ces formations végétales marécageuses du littoral : « Pour nous, la mangrove qui est actuellement là, c’est quelque chose de positif. Elles se reproduisent ici et à un certain moment, elles vont émigrer vers l’extérieur. Et à l’extérieur, on ne peut pas contrôler. Le seul endroit qu’on peut réellement sécuriser, c’est cet endroit. Donc au fait appel au Pays et à la municipalité si ils peuvent préserver cet endroit afin qu’on fasse une production d’alevins » explique Léonard Pia.

La FAPE de Polynésie française fait appel aux personnes pour leur venir en aide afin de répertorier tous les endroits où l’on trouve des palétuviers et identifier les espèces environnantes. À terme, différents projets pourraient émerger comme par exemple une approche dynamique temporelle, une espèce de mise à jour de ces cartographies qui se fera tous les six ans. Les conclusions définitives seront communiquées d’ici la fin de l’année.
 

Rédaction web avec Mata Ihorai et Hitiura Mervin

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