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L’association Hotuarea Nui guide les jeunes vers l’autonomie financière

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Publié le 27/11/2018 à 15:30 - Mise à jour le 27/11/2018 à 15:30
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Yannick Tevaearai ne cache pas sa fierté. L’association qu’il préside, Hotuarea Nui, a reçu le week-end dernier le prix « jeunesse et proximité » de l’Union polynésienne pour la jeunesse. Une récompense qui vient saluer 13 ans de travail.
 
Cette association accueille toute l’année une quarantaine de jeunes en perte de repères pour des formations de 6 mois à un an qui les guideront vers l’autonomie financière. Durant ces formations, deux choses leurs sont d’emblée apprises.
 
« La première chose est qu’il faut être motivé, lance Yannick. Et la deuxième, on leur dit toujours de ne pas compter sur les autres. C’est d’être autonome, ce qui veut dire de ne plus dépendre de papa et maman, de ne plus dépendre de qui que ce soit, quand on parle d’autonomie financière et alimentaire. »
 
Et pour se construire une autonomie, divers ateliers leur sont proposés. Entretien du fa’a’apu, atelier informatique ou encore leçon de pêche et de cuisine. La nouveauté cette année, c’est la leçon de karaoké, pour encourager les plus timides à développer leur confiance en eux.
 
Certains s’intéressent davantage à l’atelier couture. Là, les participants confectionnent des sacs à partir de chutes de tissu, pour les vendre en magasin comme alternative aux sacs plastique. Ils vendent aussi les vêtements qu’ils fabriquent dans la « vestiboutique » de Puurai, à Faa’a.
 
Depuis 2005, l’association a accueilli plus de 7 000 jeunes de 17 à 25 ans. S’ils sont principalement issus de la commune de Faa’a, ils viennent aussi de toutes les autres communes de Tahiti, et même des îles. Et le taux d’insertion à leur sortie est très encourageant.
 
« Beaucoup ont monté leur entreprise, certains ont lancé leur propre exploitation de fa’a’apu, certains ont trouvé de bons emplois dans l’administration et il y en a même un qui est devenu chef de cuisine », se réjouit le président de l’association.
 
Et tout ça grâce au travail des animateurs et formateurs bénévoles. Sans eux, l’association, qui ne perçoit que 2 millions de Fcfp par an de subvention (financés en grande partie par le Pays, en petite partie par l’État), ne pourrait pas survivre…
 
 

Rédaction web avec Tauhiti Tauniua-Mu San et Tamara Sentis

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