lundi 29 novembre 2021
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La mission Sofia de la Nasa est en Polynésie

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Le ministre des Finances Yvonnick Raffin s'est rendu lundi après-midi à l’aéroport de Tahiti pour accueillir la mission Sofia (Stratospheric Observatory for Infrared Astronomy) de la Nasa, en présence de l’agent consulaire des États-Unis, Christopher Kozely, et du directeur des douanes, Jean-François Tanneau, dont la forte mobilisation des services a permis de sécuriser la venue du matériel dédié à cette mission.

Publié le 20/07/2021 à 9:50 - Mise à jour le 20/07/2021 à 14:17
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Le ministre des Finances Yvonnick Raffin s'est rendu lundi après-midi à l’aéroport de Tahiti pour accueillir la mission Sofia (Stratospheric Observatory for Infrared Astronomy) de la Nasa, en présence de l’agent consulaire des États-Unis, Christopher Kozely, et du directeur des douanes, Jean-François Tanneau, dont la forte mobilisation des services a permis de sécuriser la venue du matériel dédié à cette mission.

Habituellement basée en Nouvelle-Zélande, la mission Sofia se déroulera, en 2021, en Polynésie française en raison de la fermeture des frontières néo-zélandaises. Le choix de la Polynésie française est justifié par la proximité géographique avec les États-Unis facilitant la logistique de la mission, la connexion fibre optique et les conditions météorologiques favorables.

Cette mission, qui mobilisera une équipe de 150 chercheurs et logisticiens de toutes nationalités, utilisera les capacités hors normes du « Boeing 747 SP Sofia » équipé d’un télescope de 17 tonnes, lui-même doté d’un miroir de 2,7 mètres de diamètre. Le télescope est maintenu à une température de 0,3 kelvin, soit -273° celsius. Pour ce faire, l’équivalent de 100 millions de Fcfp d’hélium liquide sont nécessaires. L’instrument est utilisé pour déterminer la composition de l’atmosphère des planètes et de leur surface mais également pour étudier les comètes, la physique et la chimie du milieu interstellaire ainsi que la formation des étoiles. Avec un coût annuel de 85 millions de dollars US (8,6 milliards de Fcfp), ce projet représente le deuxième instrument d’astrophysique opérationnel le plus cher de la Nasa, juste derrière le télescope spatial Hubble.

Au nom du gouvernement, le ministre en charge de l’Économie s’est déclaré honoré d’accueillir la mission Sofia sur le sol et dans les airs polynésiens. En scrutant la course des astres célestes, le ministre a rappelé que les membres de la mission Sofia renoueront avec la tradition ancestrale des voyageurs polynésiens qui observaient jadis les étoiles pour ouvrir de nouvelles voies de navigation. La présence en Polynésie d’acteurs prestigieux de la recherche internationale peut également offrir l’opportunité d’organiser des conférences et des présentations à vocation éducative, notamment à l’attention des écoliers et des étudiants qui le souhaitent. Enfin, le ministre a conclu en exprimant la fierté des Polynésiens de concourir, à travers l’accueil de cette mission, à une nouvelle phase exploratoire de l’espace, l’une des plus nobles quêtes de l’humanité.

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