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Faa’a : un arrêté suscite la colère du service de protection animale

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Publié le 08/09/2018 à 15:32 - Mise à jour le 08/09/2018 à 15:32
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Interdire le nourrissage des chiens sur la voie publique à Faa’a : c’est la règle qu’appliquent les policiers municipaux depuis plusieurs mois. L’article 9 de l’arrêté municipal du 1er février précise que les jets et dépôts de nourriture susceptibles d’attirer les animaux sont interdits sur la voie publique ou dans les lieux accessibles au public.

Le Service de protection animale de Polynésie (Spap) estime que ce texte est flou et que les muto’i dépassent leurs prérogatives en l’interprétant à leur manière. Alain Theurier, trésorier du Spap, indique : “L’arrêté dit simplement qu’il est interdit de laisser de la nourriture sur la commune de Faa’a. C’est une question environnementale en fin de compte.”

“C’est illégal”

Pour l’association, cette situation n’est pas tolérable. Le trésorier reprend : “C’est illégal d’interdire aux gens de nourrir les chiens. On ne peut pas laisser les chiens mourir sur le bord de la route ! Ce n’est pas possible. C’est simplement une incitation à la maltraitance animale.”

Du côté de la police municipale, on considère que cet arrêté et l’article visé sont indispensables au vu des risques que font courir les chiens errants auprès de leurs administrés. Aldo Stergios, policier municipal de Faa’a souligne : “Je pense que cette situation peut créer l’effet de concentration. Selon moi, une fois que la nourriture a été déposée, les animaux prennent cette habitude-là. Si les personnes ne viennent plus les nourrir, ils vont changer de direction, ça ne va plus être la nourriture qu’ils vont attendre ça va être le passant, le scooter, le joggeur qui va se faire agresser. Il y a eu des cas constatés…”

“On est là pour les accompagner, pas pour les embêter”

Selon les policiers municipaux, depuis la mise en application de cet arrêté, la situation s’est améliorée. Mais elle reconnaît que la situation avec la Spap est tendue. Aldo Stergios explique : “Les associations sont froides par moment mais nous les invitons à venir nous rencontrer. On peut discuter, on est là pour les accompagner, pas pour les embêter…”

Le tribunal administratif va étudier le recours déposé par l’association le 18 septembre. Le Spap estime que d’autres articles de l’arrêté sont sujets à question comme celui qui prévoit la possibilité pour la commune de vendre les animaux errants non réclamés par leurs propriétaires.

J-B Calvas 

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