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Conséquences des essais nucléaires : les associations réagissent au dernier bilan de surveillance

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Le dernier bilan de la surveillance radiologique et géomécanique de la Polynésie française et des anciens sites d'expérimentations nucléaires à Moruroa et Fangataufa aurait démontré une diminution de la radioactivité sur l’environnement, ainsi qu'un impact quasi nul sur les populations depuis la fin des essais nucléaires. Une analyse que les associations ne partagent pas.

Publié le 13/10/2022 à 17:59 - Mise à jour le 14/10/2022 à 9:57
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Le dernier bilan de la surveillance radiologique et géomécanique de la Polynésie française et des anciens sites d'expérimentations nucléaires à Moruroa et Fangataufa aurait démontré une diminution de la radioactivité sur l’environnement, ainsi qu'un impact quasi nul sur les populations depuis la fin des essais nucléaires. Une analyse que les associations ne partagent pas.


La radioactivité dans les denrées alimentaires a diminué depuis la fin des essais nucléaires : c’est le bilan du réseau de surveillance de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Pour les experts, le marquage radiologique des atolls n’a pas d’impact sur l’environnement et reste localisé au niveau des atolls de Moruroa et Fangataufa.

Si les propos se veulent rassurants, ils laissent les associations comme Tamarii Moruroa ou l’association 193 perplexes. Parmi les problèmes cités, une lecture difficile et très technique du bilan pour une population non-experte, et la non-inclusion de scientifiques locaux : “Il faut être scientifique pour comprendre le dossier. Ce qu’on a demandé aussi, c’est qu’il y ait des scientifiques polynésiens qui participent à cette mission depuis la collecte jusque dans les laboratoires du CEA (le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) en métropole“, déplore Yannick Lowgreen, président de l’association Tamarii Moruroa.

Lire aussi > Nucléaire : diminution de la radioactivité dans les denrées alimentaires

Pour l’association 193, qui n’a pas souhaité participer à cette réunion informative, l’urgence doit être mise sur les conséquences transmises de génération en génération après les essais nucléaires. “Cela n’apporte rien de nouveau pour résoudre le problème, assène Maxime CHAN, membre de l’association 193. Il y a, au minimum, le problème des conséquences transgénérationnelles qui est important”.

Une demande à laquelle le président Édouard Fricth a en partie répondu, suite à la question d’une élue UPLD à l’assemblée lors des traditionnelles questions au gouvernement ce matin. Le président a préféré botter en touche, renvoyant les requêtes vers les élus Tavini en métropole.

Bien que se disant “prêt à mettre de l’argent“, il a été clair sur sa position : “Je vous suggère de solliciter vos représentants à l’Assemblée Nationale pour qu’ils interviennent auprès de l’État, afin qu’une étude indépendante soit engagée et financée par ses soins“.

Le haut-commissaire et les protagonistes de ce bilan de surveillance se sont envolés dans la journée vers les Tuamotu-Gambiers pour présenter ce rapport avec le souhait de rassurer ces populations exposées.  

La réponse complète d’Édouard Fritch :