samedi 30 mai 2020
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Centre d’hébergement : où iront les Polynésiens après la quatorzaine ?

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Une centaine de personnes (résidents et touristes) souhaitent désormais rentrer chez elles, après avoir cohabité le temps de la quatorzaine. Mais toutes ne pourront pas retrouver leurs proches tout de suite. Nous avons pu nous rendre au centre d’hébergement de Outumaoro où la patience est le maître-mot pour faire face à la situation.

Publié le 02/04/2020 à 15:44 - Mise à jour le 03/04/2020 à 9:07
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Une centaine de personnes (résidents et touristes) souhaitent désormais rentrer chez elles, après avoir cohabité le temps de la quatorzaine. Mais toutes ne pourront pas retrouver leurs proches tout de suite. Nous avons pu nous rendre au centre d’hébergement de Outumaoro où la patience est le maître-mot pour faire face à la situation.

Jeudi matin : les grilles d’accès au site d’hébergement de Outumaoro s’ouvrent. Les autorités nous accordent un feu vert minuté. Dans ces logements étudiants, 70 résidents polynésiens cohabitent depuis qu’ils ont été placés en quatorzaine. Demain, ce sera officiellement la fin de cette période de quarantaine stricte. Mais certains s’interrogent : comment et quand pourront-ils rentrer chez eux, dans les îles ?

« On a entendu dire que le territoire aidait les entreprises, et c’est bien ! Mais nous, quand on demande à rentrer, c’est pas de l’économie, ce sont des être humains qui demandent à rentrer chez eux, on a besoin de retrouver nos familles » explique Josiah Bordes de Raiatea.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

La fin de la quatorzaine est un soulagement. Les habitants de Tahiti et Moorea seront les premiers a retrouver leurs proches vendredi ou dans les prochains jours. Pour les habitants des îles Sous-le-Vent, des Tuamotu et des Marquises, il faut encore faire preuve de patience.

« Si on a la possibilité, ceux de Tahiti rentreront demain, ceux de Moorea seront certainement rapatriés chez eux. Pour ceux des îles, nous essaierons de les grouper pour les rapatrier, mais pour le moment on prévoit un autre endroit pour les accueillir et les sortir de cette zone de quatorzaine » déclare Maratai Teihotaata, coordinateur des centres d’hébergement.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Apres cette quatorzaine, tous seront soumis aux règles du confinement en vigueur. La bonne entente entre ces résidents ne gomme cependant pas l’impatience de certains. « On ne veut pas d’autre solution. Air Tahiti appartient au peuple, et c’est ce peuple qui a besoin et qui en parle, on a besoin de rentrer chez nous » confie Josiah.

Un accompagnement psychologique est mis en place sur chaque site : « Ils sont suivis pour expliquer pourquoi ils ne rentrent pas chez eux. Il faut faire comprendre que c’est aussi pour que le virus ne circule pas » précise le coordinateur des centres d’hébergement.

Dans le centre, 32 touristes attendent également une solution pour rejoindre leur pays d’origine. Avec la fermeture des frontières, ils ne se savent pas combien de temps ils resteront encore en Polynésie. Certains ont même appris le décès d’un parent en métropole.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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