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Cap ou pas cap : un jeu dangereux sur Tik Tok

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Après avoir participé à un défi du type cap ou pas cap sur Internet, un collégien a été hospitalisé et s'est réveillé lundi. Mais cet accident pose l'impact de ces challenges sur le web. Quels sont les comportements identifiés en Polynésie et comment mieux encadrer les jeunes ? Eléments de réponse.

Publié le 17/01/2023 à 14:28 - Mise à jour le 17/01/2023 à 16:48
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Après avoir participé à un défi du type cap ou pas cap sur Internet, un collégien a été hospitalisé et s'est réveillé lundi. Mais cet accident pose l'impact de ces challenges sur le web. Quels sont les comportements identifiés en Polynésie et comment mieux encadrer les jeunes ? Eléments de réponse.

Visionner des contenus en ligne, seul ou avec des amis, une habitude au quotidien pour de nombreux jeunes polynésiens. La majorité numérique est de 15 ans en France mais dans la pratique, les écrans sont partout, et les parents ne contrôlent pas toujours ce que les plus jeunes regardent.

Tevaite agent à la Délégation pour la prévention de la délinquance de la jeunesse, explique que les jeunes prennent exemple sur ce qu’ils voient sur les réseaux. “J’ai un avis un peu mitigé sur Tik Tok. On apprend plein de choses, (…) on voit des choses d’ailleurs. Mais il peut y avoir aussi beaucoup de violence.”

Pour Toanui, autre agent de la DPDJ, “les parents sont un peu dépassés par la technologie“. Ils ne connaissent pas toutes les plateformes. 

Les défis que l’on peut trouver sur certains réseaux sociaux poussent à se dépasser.

Certains jeunes réalisent ces défis pour prendre confiance en eux, montrer qu’ils sont courageux. D’autres acceptent des défis afin de ne pas être moqués et rejetés par leurs camarades qui leur mettent une pression.  

La cellule de prévention de la jeunesse invite les familles à communiquer avec les plus jeunes sur ce qu’ils visionnent sur les plateformes.

“On n’a pas la main sur les contenus. Par contre, on l’a sur nos enfants. Donc à nous de trouver la communication la plus juste pour faire en sorte que l’enfant regarde des contenus acceptables par tous et s’éloigne de tout ce qui va être néfaste“, conseille Teiva Manutahi, chef de service à la DPDJ.

Nathalie Colin-Fagotin est psychologue spécialisée dans les questions familiales et éducatives. Elle souligne qu’il est important en tant que parents de contrôler, d’observer ce que l’enfant fait sur les réseaux. “À 11 ans, 12 ans ou 13 ans, on ne sait pas encore gérer sa consommation d’Internet, des réseaux sociaux. On a encore besoin des parents”. Voici ses quelques conseils : “si vous êtes dépassés, n’hésitez pas à avoir recours à des professionnels, des personnes-ressources qui sont là pour vous aider. Discutez-en avec votre adolescent.”

Instagram, Snapchat et Tik Tok sont les trois réseaux sociaux les plus consultés par les jeunes où le téléphone est le premier écran où l’on a accès à Internet. Un tiers de leur temps est consacré au visionnage de vidéo sur les réseaux sociaux.